La Commission européenne en croisade contre les déchets marins

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La biodiversité marine souffre grandement de la prolifération des déchets dans les mers et les océans.
La biodiversité marine souffre grandement de la prolifération des déchets dans les mers et les océans.

Une directive-cadre est en cours d'élaboration.


Ils menacent gravement la biodiversité marine, au même titre que le réchauffement climatique, l'acidification des océans, la surpêche et la pollution. Les déchets marins sont une véritable plaie environnementale et doivent impérativement être limités, dans l'intérêt de tous.


Tel est aussi le voeu de la Commission européenne, déterminée à montre l'exemple et à concrétiser les engagements paraphés par les participants au sommet Rio+20 (Brésil) de juin dernier. Bruxelles « aspire à être à la pointe de ces efforts et entend, en collaborant étroitement avec les États membres, les responsables des conventions des mers régionales et les acteurs concernés, lancer et développer des initiatives concertées pour lutter contre ce problème », a précisé le Commissaire européen en charge de l'Environnement Janez Potocnik, cité par nos confrères du site Internet Enviro2b.com.


Le Vieux Continent a une cible privilégiée : le plastique, qui provient de sources diverses, représente jusqu'à 80 % des rebuts marins, peut polluer pendant de longues décennies et est facilement ingéré par de nombreux animaux et organismes, lesquels peuvent finir par le payer de leur vie et nous intoxiquer. D'où l'intérêt d'en limiter l'usage, par exemple en interdisant la distribution de sacs plastiques, comme cela est déjà le cas en Italie, à Mexico (Mexique) et dans plusieurs pays africains. Auteure d'un document sur ce sujet en ligne sur son site Internet, la Commission européenne prône un renforcement des politiques menées en matière de gestion de l'eau, des ressources naturelles et des détritus. De même, la législation relative aux navires et aux infrastructures portuaires doit de son point de vue être consolidée.



Une conférence internationale en avril 2013


Le processus est en fait déjà en marche puisque dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive-cadre continentale « Stratégie pour le milieu marin », les Vingt-Sept avaient jusqu'au 15 octobre pour soumettre à Bruxelles un état des lieux national de leurs eaux marines, mais également « la définition qu'ils confèrent à la notion de "bon état écologique" et les objectifs qu'ils ont fixés pour parvenir à leurs fins », détaille Enviro2b.com. Des données essentielles que Bruxelles est en train de passer au crible, en attendant la publication de son évaluation dans le courant de l'année prochaine.


Celle-ci s'appuiera également sur les différents projets-pilotes en cours et devra déterminer un objectif chiffré de réduction à l'échelle de l'Union Européenne (UE) pour l'horizon 2025. Parallèlement, la Commission européenne « va consulter les responsables des conventions des mers régionales ainsi que les États membres et autres pays, les acteurs concernés et autres parties intéressés pour déterminer le meilleur plan d'action pour lutter contre les déchets marins », relate Enviro2b.com.


Plus concernée et préoccupée que les autres continents par le réchauffement climatique, l'Europe veut donc aussi montrer la voie sur ce dossier capital, qui fera l'objet en avril d'une conférence internationale organisée à Berlin (Allemagne) par la Commission européenne et le ministère allemand de l'Environnement. Un rendez-vous crucial pour la biodiversité marine et par extension pour l'Homme.


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