La Colombie va entamer des pourparlers de paix avec l'ELN le 27/10

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    BOGOTA/CARACAS, 11 octobre (Reuters) - Le gouvernement 
colombien et l'Armée de libération nationale (ELN), le deuxième 
plus grand groupe rebelle du pays derrière les Forces armées 
révolutionnaires de Colombie (Farc), ont annoncé lundi qu'ils 
entameraient des discussions de paix formelles le 27 octobre. 
    Cette annonce est une bonne nouvelle pour le président 
colombien Juan Manuel Santos après que les électeurs ont rejeté 
l'accord de paix qu'il avait conclu avec les Farc.   
    Les négociations entre Bogota et l'ELN, qui compte quelque 
2.000 hommes, commenceront en Equateur selon un accord signé à 
Caracas par les deux parties sous la houlette du gouvernement 
vénézuélien. 
    "Nous sommes une nation spéciale, qui continue de croître en 
dépit des adversités", a déclaré Juan Manuel Santos lors d'un 
discours prononcé après l'annonce de l'accord. 
    "La paix ne nous glissera pas entre les doigts. Au 
contraire, elle sera plus forte et maintenant que nous allons de 
l'avant avec l'ELN, elle sera complète." 
     En dépit de l'échec du référendum sur l'accord conclu avec 
les Farc,  le prix Nobel 2016 de la paix a été attribué vendredi 
à Juan Manuel Santos pour ses "efforts déterminés" en faveur de 
la paix.   
    Sur le sentier de guerre depuis cinq décennies après avoir 
été fondée par des prêtres catholiques et inspirée par la 
révolution cubaine, l'ELN a engagé à plusieurs reprises des 
discussions avec le gouvernement depuis 2014 sur les modalités 
d'un processus de paix. 
    Pendant cette période, elle n'est pas restée inactive, se 
livrant à des kidnappings et à des bombardements d'installations 
pétrolières, même si l'ELN a relâché certains prisonniers ces 
derniers mois. 
    L'accord annoncé lundi prévoit que le processus de paix sera 
lancé par la libération, le 27 octobre, des deux derniers 
étages. 
    Ce n'est pas la première fois l'ELN cherche à conclure un 
accord de paix, l'organisation ayant eu des pourparlers à cet 
effet à Cuba et au Venezuela entre 2002 et 2007. 
    L'ancien président colombien Alvaro Uribe, désormais chef de 
file de l'opposition qui avait fait campagne pour le "non" à 
l'accord de paix avec les Farc, a proposé lundi les 
modifications qu'il juge nécessaires pour cet accord soit 
acceptable à ses yeux. 
    Il voudrait notamment que les dirigeants de l'organisation 
soient privés de liberté pendant au moins cinq ans et qu'il leur 
soit interdit de briguer des sièges au Parlement. 
    Le Pentagone a de son côté annoncé lundi qu'il fournirait 10 
millions de dollars (8,98 millions de dollars) à la Colombie 
pour aider le pays à se débarrasser des mines, éparpillées dans 
31 départements sur 32. 
 
 (Helen Murphy, Eyanir Chinea et Luis Jaime Acosta, avec la 
contribution d'Eric Beech à Washington, Benoît Van Overstraeten 
pour le service français) 
 
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