La collecte des médicaments non utilisés continue à progresser

le
0
Après une progression de 3,2% en 2013 sur un an, la collecte a encore progressé de 1,7% en 2014. (Dmitry Kalinovsky/shutterstock.com)
Après une progression de 3,2% en 2013 sur un an, la collecte a encore progressé de 1,7% en 2014. (Dmitry Kalinovsky/shutterstock.com)

(AFP) - La collecte des médicaments non utilisés a continué à progresser l'an dernier avec 15.465 tonnes alors que les ventes de médicaments ont, elles, légèrement baissé, a indiqué jeudi l'association Cyclamed, chargée d'organiser la récupération de ces médicaments.

Les médicaments sont collectés par les pharmacies puis regroupés par les grossistes répartiteurs, avant d'être éliminés "dans le respect de l'environnement" au sein de 55 incinérateurs qui récupèrent l'énergie "sous forme de chaleur et/ou d'électricité".

Après une progression de 3,2% en 2013 sur un an, la collecte a encore progressé de 1,7% en 2014. Le nombre de boîtes de médicaments vendues en officine a, en revanche, baissé de 1,2% en 2014.

"Ces chiffres montrent l'implication des patients dans le retour des médicaments non utilisés vers les officines et la prise de conscience de tous les acteurs pour un bon usage du médicament", s'est félicité le président de Cyclamed, Thierry Moreau Defarges.

Il a souligné que la collecte avait régulièrement progressé au cours des dix dernières années alors que le nombre de boîtes vendues est passé de 3,1 milliards en 2005 à moins de 2,9 milliards en 2014.

Les trois régions les plus vertueuses en termes de quantités de médicaments rapportés en pharmacie sont le Limousin (333 grammes par habitant), la Picardie (246 grammes) et la Bourgogne (230 g). 

Trois autres marquent une progression, entre 2013 et 2014, plus forte que la moyenne : l'Auvergne (+6%), la région PACA (+5%) et l'Aquitaine (+4%).

Selon une étude BVA, environ 80% des Français déclarent rapporter leurs médicaments non utilisés chez le pharmacien, soit 16% de plus qu'il y a 5 ans.

Les plus de 50 ans (87%) et les femmes (86%) sont les plus assidus, selon ce sondage réalisé en février dernier auprès d'un panel de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

L'intérêt du dispositif est également de mieux en mieux compris : pour plus de 90% des personnes interrogées, il évite que les médicaments finissent dans les décharges ou polluent l'eau tandis que 84% considèrent qu'il limite les risques d'intoxication au sein du foyer.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant