La colère du père d'Estelle, disparue il y a huit ans

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Dans un livre, il témoigne de sa vie depuis qu'il est sans nouvelles de sa fille. Et parle de sa douleur quand les enquêteurs l'ont suspecté.

Le livre commence par une phrase déroutante : «Je ne suis pas celui qui a enlevé Estelle.» C'est ainsi en effet qu'Éric Mouzin, le père de cette fillette de 9 ans mystérieusement disparue il y a huit ans à Guermantes (Seine-et-Marne), entreprend son récit. L'ouvrage s'achève de manière aussi inattendue sur un message adressé au ravisseur de son enfant. Un appel pour qu'il rende Estelle enlevée le 9 janvier 2003.

Entre ce début singulier et cette fin déchirante, Éric Mouzin se livre pour la première fois. Dans près de deux cents pages* qui se lisent d'un trait, il témoigne de ce que c'est qu'être un père d'enfant disparu. Un statut à multiples visages, dont celui d'être tout d'abord suspect. Lors de l'enquête, les premiers soupçons se sont en effet portés sur les proches. Mais Éric Mouzin a accumulé bien des éléments contre lui. Tout d'abord, le divorce et la mésentente avec son ex-femme, qui lui avait lancé un jour : «Regarde-moi dans les

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