La colère des Russes inquiète le pouvoir

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Au lendemain d'une manifestation monstre à Moscou, Poutine veut croire au soutien de la majorité silencieuse.

L'homme qui cristallise la colère de la rue se tait. Dimanche, c'est le porte-parole de Vladimir Poutine, l'indéfectible Dmitri Peskov, qui a dû monter au filet, pressé par les médias. «Les gens qui sont descendus dans la rue sont une partie très importante de la société. Leur opinion a été entendue. Nous la respectons. Mais ils sont en minorité», a-t-il souligné. Insistant: «En tant qu'homme politique et candidat à la présidentielle, Poutine a toujours le soutien de la majo­rité.» En d'autres termes, circulez, il n'y a rien à voir.

Nombreux sont pourtant les analystes qui diagnostiquent une crise de confiance fatale au système de gouvernance ultracentralisé créé par Vladimir Poutine. «Le pouvoir craint que la situation ne dégénère. Poutine a été désacralisé et son régime perd en légitimité», souligne Alexandre Konovalov, directeur de l'Institut des évaluations stratégiques. Selon l'économiste Evgueni Gontmakher, critique affiché de Vladimir Pout

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