La colère de Tahrir aux marches du palais

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Les opposants au projet de Constitution conçu par les islamistes défient la présidence égyptienne.

Envoyé spécial à Héliopolis

L'armée a fermé tous les accès au palais présidentiel d'Héliopolis en prévision de la manifestation de l'opposition. Les grandes avenues arborées de cette banlieue huppée du Caire sont barrées par des murs de conteneurs soudés les uns aux autres, ou des remparts de blocs de ciment reliés par des tenons de fer. Tout le quartier est transformé en camp retranché. À l'intérieur du périmètre, des centaines de policiers et de soldats avec leurs blindés montent la garde ou cassent la croûte sur les pelouses. Pas question de laisser la foule s'approcher du palais.

Mais rien ne se déroule comme prévu. Les manifestants arrivent en fin d'après-midi et commencent à taper en cadence sur les conteneurs. Ils chantent: «Morsi, va-t'en, et ferme la porte derrière toi!», et le fameux slogan qui avait fait tomber Moubarak en 2011: «...



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