La Coface veut toujours revenir en Bourse, pas de calendrier

le
0

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La Coface, qui a recentré l'an dernier ses activités sur l'assurance crédit, a réaffirmé mardi son intention de revenir en Bourse mais quand les conditions de marché se seront améliorées.

Jean-Marc Pillu, le directeur général de la filiale de Natixis, s'est refusé à dire à quelle échéance la Coface, sortie de la cote en 2002, envisageait une nouvelle introduction en Bourse, ni quelle part du capital sera proposée aux investisseurs.

"La piste est toujours la même, c'est l'introduction en Bourse dès que les conditions le permettent", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Les conditions internes sont remplies pour être mis sur le marché", a-t-il ajouté. "Après, la seconde condition, ce sont les marchés (financiers, NDLR). On va attendre tranquillement, sereinement qu'ils nous permettent de faire cette opération."

Interrogé sur le recentrage de la Coface sur l'assurance crédit, il a expliqué que la société avait isolé dans une structure à part et détenue par sa maison mère les activités non stratégiques qu'elle entend céder.

"Ces activités ont été mises dans une structure à part, sous Natixis, bien isolée (...) mais restent sous la responsabilité de la direction générale de Coface au niveau opérationnel", a souligné Jean-Marc Pillu.

Il a également indiqué qu'à l'exception des marchés allemand et polonais, les activités d'affacturage étaient quant à elles gérées en extinction ("run off"), c'est-à-dire qu'elles ont vocation à être progressivement arrêtées.

En raison de la réorganisation de ses activités, la Coface a du coup passé dans ses comptes 2011 pour 49 millions d'euros de charges de restructuration après impôts.

Son directeur général a aussi indiqué que la société avait levé 1,1 milliard d'euros de financement pour l'affacturage après avoir signé un contrat de titrisation avec quatre banques.

"Nous ne sommes plus endettés du tout, nous avons remboursé toutes nos dettes à long terme. Je parle des dettes maison mère", a dit Jean-Marc Pillu.

Revenant sur le projet de création d'une agence de notation européenne, un temps envisagé avant d'être finalement abandonné début 2011, le directeur général de la Coface a expliqué que les métiers de notation et d'assurance crédit ne présentaient pas de synergies entre eux.

"Ce n'est pas du tout le même métier", a-t-il insisté.

Edité par Dominique Rodriguez

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant