La Closerie des Lilas paie l'addition d'une vidéosurveillance trop zélée

le
1
La Closerie des Lilas paie l'addition d'une vidéosurveillance trop zélée
La Closerie des Lilas paie l'addition d'une vidéosurveillance trop zélée

L'habituelle quiétude de la célèbre Closerie des Lilas (Paris VIe) en a été troublée. Le 24 février, la brasserie parisienne très prisée des stars (comme Renaud, Philippe Sollers, Vanessa Paradis, Johnny Depp...) a été condamnée pour détournement de la finalité de son système de vidéoprotection. Si la peine prononcée est minime (500 € de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral), cette décision de la cour d'appel de Paris fait désormais jurisprudence. Il s'agit d'une première depuis la promulgation du Code de la sécurité intérieure (en vigueur depuis juin 2012) qui régit notamment l'usage des vidéocaméras dans le monde du travail.

Cette condamnation fait suite à un épineux dossier de licenciement contesté aux prud'hommes. L'ancien cadre de la Closerie des Lilas Jean-Marie T. ne cache d'ailleurs pas son acrimonie envers son ex-employeur. Cet autodidacte sexagénaire, un ancien du Pied de Cochon, était directeur de la brasserie jusqu'en 2012, année de son licenciement.

Des photos illégales dans le dossier de licenciement

Deux versions s'opposent. « J'étais en conflit sur la redistribution des pourboires qui n'étaient pas partagés avec tout le personnel et je souhaitais obtenir un délégué du personnel qui n'existait pas. Ils ont pris peur, ils m'ont licencié », explique ce professionnel de la restauration depuis plus de trente-cinq ans.

L'ancien directeur de maisons parisiennes aussi reconnues que Chez Francis, qui revendique avoir servi aussi bien Jacques Chirac que Henry Kissinger, a du mal à se remettre de cet incident de parcours. « J'ai mis près de trois ans à retrouver un travail, cela a vraiment été douloureux. » Côté Closerie, on pointe le caractère procédurier de Jean-Marie T. et un problème relationnel avec les autres membres du personnel. « Il y a eu des pétitions contre lui parce qu'il dénonçait ses collègues pour des incidents mineurs. Il y avait un vrai ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7093115 le samedi 16 mai 2015 à 13:55

    Non évènement complet.....