LA Clippers : L'affaire DeAndre Jordan

le
0
LA Clippers : L'affaire DeAndre Jordan
LA Clippers : L'affaire DeAndre Jordan

C'est le sujet préféré des fans NBA depuis une semaine. La volte-face de DeAndre Jordan est sujette à toutes sortes de commentaires, bons comme mauvais. Depuis cette histoire les rumeurs vont bon train et les principaux concernés commencent à donner des détails. Retour sur une semaine pleine de rebondissements.

Nous sommes le 8 juillet. Ce jour-là DeAndre Jordan est sur le point de signer un contrat avec les Dallas Mavericks mais doit attendre la date légale, le 9 juillet. A ce moment, tout est clair : les Mavericks récupèrent le gros lot tandis que les Clippers deviennent les grands perdants de cette « free agency ». Sauf qu’en plus d’être un sport, la NBA est un business où tout est possible, et ça, la deuxième franchise de Los Angeles l’a bien compris. Voyant son troisième homme partir, une délégation formée de Chris Paul, Blake Griffin, Doc Rivers (l’entraîneur) et même la récente recrue Paul Pierce vont à la rencontre du joueur pour le dissuader. Comme les choses sont bien faites, « Dédé » Jordan fait machine arrière et devient le centre des conversations NBA.

L’amertume du côté de Dallas

Le propriétaire des Mavs, Mark Cuban, en a vu des choses depuis qu’il occupe ce poste, il a même déjà connu cette situation avec Jason Kidd en 2012. Pour l’instant, le milliardaire n’a pas encore raconté sa version de l’histoire mais, il le confirme, il n’a eu aucune nouvelle du joueur depuis. « Je ne pense pas que le moment soit venu de raconter quoi que ce soit au-delà du fait qu’il ne m’a jamais répondu hier, a déclaré Mark Cuban. Pas une fois. Je n’ai rien entendu de sa part depuis mardi soir (ndlr : le 7 juillet). » Des propos que le propriétaire des Mavericks a communiqué à ESPN. Mark Cuban n’est pas le seul Mav à avoir réagi. Il en est de même pour Chandler Parsons. L’ailier qui avait persuadé DeAndre Jordan de le rejoindre a regretté ce revirement : « Quand un homme vous donne sa parole et donne sa parole à une franchise, surtout quand celle-ci a fait autant d’efforts et que je l’ai accompagné à travers tout le processus en étant très ouvert et en montrant que je voulais travailler avec lui, c’est simplement un manque d’éthique et de professionnalisme. Il n’était pas prêt à être un franchise player, il a eu peur. »

La joie des Clippers

Avec ce changement d’avis, il est faible de dire que les Clippers peuvent être au septième ciel. Pointée du doigt, la franchise de LA n’a pas tardé à répondre aux accusations par l’intermédiaire de son entraîneur : « Quand un free agent quitte une équipe, c’est l’agent qui appelle. Dans notre cas, et alors que DeAndre était chez nous depuis sept ans, c’est son agent qui nous a appelés pour nous dire qu’il nous quittait, a résumé le coach des Clippers. Il n’avait pas besoin d’appeler Cuban et il ne devrait pas être critiqué pour être revenu sur sa décision. C’est une décision de carrière prise par une personne jeune. C’est la vie, et ça arrive tous les jours dans les affaires. »

Quid du joueur ?

DeAndre Jordan est sorti de son silence 48 heures après son revirement. Le pivot a tenu à s’excuser sur son compte Twitter auprès de Dallas et Mark Cuban, qu’il considère comme l’un des meilleurs propriétaires au monde. Suffisant ? Absolument pas. Cuban est rancunier et n’a pas tardé pour réagir aux excuses du joueur. « Chers fans des Mavs, à quel moment une excuse n’est pas considérée comme telle ? Lorsqu’on ne l’écrit pas soi-même. Au suivant ! », a réagi l’excentrique propriétaire des Dallas Mavericks. Vivement le premier match de la saison entre Dallas et les Clippers…

Valentin CARPENTIER

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant