La "class action" californienne contre Uber pourrait s'étendre

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    SAN FRANCISCO, 9 décembre (Reuters) - Un jugement rendu 
mercredi sur un point de procédure pourrait permettre à un grand 
nombre des chauffeurs d'Uber en Californie de s'associer à la 
procédure judiciaire en nom collectif ("class action") en cours 
contre la start-up américaine au sujet de leurs conditions de 
travail.  
    Des chauffeurs ont attaqué l'entreprise de San Francisco 
devant la justice fédérale en demandant à être considérés comme 
des salariés, ce qui leur permettrait entre autres de prétendre 
au remboursement par Uber d'une partie des frais d'essence et de 
maintenance de leur véhicule.  
    L'affaire est suivie de près car elle pourrait faire 
jurisprudence pour de nombreux entreprises fonctionnant sur le 
même modèle, c'est à dire la mise en relation de consommateurs 
avec des prestataires de services indépendants. 
    En septembre, le juge de district Edward Chen avait jugé que 
les chauffeurs d'Uber devaient, pour pouvoir s'associer à la 
procédure de "class action", avoir spécifié leur renoncement à 
une clause d'arbitrage figurant dans le contrat qui les lie à 
l'entreprise.  
    A l'époque, Uber avait déclaré que ce jugement limitait à 
"une petite fraction" la part des quelque 160.000 automobilistes 
californiens sous contrat avec elle éligibles à la procédure.  
    Mais mercredi, le juge Chen a jugé que les clauses 
d'arbitrage d'Uber étaient inapplicables et que les chauffeurs 
pouvaient demander le remboursement de certains frais dans le 
cadre d'une "class action".  
    Uber a annoncé son intention de faire "immédiatement" appel 
de ce jugement.  
     
 
 (Dan Levine; Marc Angrand pour le service français) 
 
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