La City touchée au c?ur par le Brexit

le
0
La City est divisée entre banques traditionnelles et hedge funds sur les bienfaits ou les méfaits du Brexit.
La City est divisée entre banques traditionnelles et hedge funds sur les bienfaits ou les méfaits du Brexit.

Comme l'atteste la chute de la livre tombée à son plus bas niveau depuis 1985 par rapport au dollar et le dévissage des actions britanniques, la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin a pris la City par surprise. La première place financière européenne avait parié sur une victoire du maintien. « Ce résultat, qui défie nos attentes, va créer une extrême volatilité sur les marchés financiers. Le pire est l'incertitude », souligne le consultant Nigel Green, fondateur du groupe de conseil financier deVere Group. Le spectre des paniques financières de jadis a resurgi dès l'annonce du résultat, à l'instar de la sortie du sterling du système monétaire européen en 1992 ou de la chute de Lehman Brothers en 2008.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, doit s'adresser dans la matinée à la planète finance pour tenter de rassurer les marchés afin de réduire leur volatilité. Par ailleurs, les analystes redoutent que la chute de la devise britannique n'alimente l'inflation via le renchérissement des importations. Si l'augmentation du coût de la vie doit dépasser l'objectif officiel de 2 %, l'institut d'émission pourrait être contraint d'augmenter les taux d'intérêt. Or, dans ce pays de petits propriétaires, dont les emprunts hypothécaires sont à taux variable, pareille hausse serait très impopulaire auprès de ménages qui demeurent très endettés.

La grande majorité de la finance...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant