La Cité internationale de la gastronomie, miroir du goût français

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EN IMAGES - Ce gigantesque projet met la superbe ville de Dijon à l’honneur. Restaurant gastronomique, logements, boutiques, écoquartier... Le Figaro Immobilier a visité les lieux. Ouverture en 2018.

Une ville qui est restée authentique - dans un terroir qui l’est tout autant! - Dijon est devenue récemment la capitale de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté. Un temple de la gastronomie et du savoir-faire français, de ses saveurs. Et surtout, une double inscription au patrimoine mondial de l’Unesco: l’une pour sa gourmandise, le repas gastronomique des Français, inscrit depuis 2010. Et l’autre pour les 100 hectares que composent les Climats du vignoble de Bourgogne et son histoire. Ils sont inscrits depuis juillet 2015. «Dijon est une ville à la hauteur des ambitions gastronomiques des Français», se félicite son maire, François Rebsamen.

«Le Fonds gourmand* recense toutes les histoires liées à la gastronomie de notre pays. Et la bibliothèque abrite également plus d’un millier de menus d’époque!», explique Didier Martin, président de l’Office de tourisme de la ville. Et pour cause: c’est à Dijon que va être bâtie - d’ici à 2018 - la Cité internationale de la gastonomie (et du vin), qui mettra à l’honneur la culture de notre pays. «Avec plus d’un million de visiteurs annuels attendus, ce projet va engendrer de puissantes retombées économiques, sur notre filière touristique régionale», explique François Rebsamen.

Le rayonnement et l’attractivité de la Cité à l’international devrait permettre la création de 2000 emplois. Le projet profite également à nos entreprises du bâtiment, puisque c’est le groupe Eiffage qui a été sélectionné pour réaliser ce gigantesque chantier.

Un site exceptionnel et chargé d’histoire

Où se situera le chantier? Sur le site d’un ancien centre hospitalier - seulement libéré par le personnel en avril dernier - situé à l’entrée du cœur historique de la ville et au point de départ de la route des grands crus de Bourgogne. Si certains bâtiments seront détruits, d’autres sont inscrits aux Monuments historiques et seront préservés et rénovés. C’est notamment le cas de la chapelle Sainte-Croix-de-Jérusalem, datant du XIIe siècle, ainsi que plusieurs bâtiments dépendant de l’hôpital général. Ils seront entourés de bâtiments contemporains, qui respecteront l’histoire du site «tout en le faisant rentrer dans le XXIe siècle», selon les agences d’architectes mandatées, Anthony Béchu et Perrot-Richard.

La Cité de la gastronomie prendra donc pied sur ce site de 6,5 hectares, dont 3 hectares seront utlisés exclusivement pour la Cité. On retrouvera un pôle culture et formation de 5000 mètres carrés, qui donnera «les clefs de la gastronomie à la française», 4500 mètres carrés de commerces regroupés autour d’une grande épicerie, ainsi qu’un hôtel 5 étoiles et un complexe cinématographique de 13 salles. Les 3,5 derniers hectares seront consacrés à la construction d’un écoquartier. au cœur d’un «écoparc», qui regroupera 540 logements, dont 30% de logements sociaux.

«La Cité de la gastronomie est un exemple en matière de partenariat public/privé, puisque la collectivité a réussi à mobiliser 250 millions d’euros, ce qui constitue un levier non négligeable», s’est réjouit Michel Gostoli, président d’Eiffage Construction. «Ce projet est un véritable menu gastronomique et culturel, conclut de son côté Anthony Béchu. L’osmose va être totale. C’est un échange de goût, de saveurs, et d’Art de vivre.» Rendez-vous est donc donné pour 2018.

* Le Fonds gourmand est le nom donné à la bibliothèque municipale de Dijon.

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