La Cinémathèque bat la campagne américaine

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John Travolta dans « Primary Colors », de Mike Nichols (1997).
John Travolta dans « Primary Colors », de Mike Nichols (1997).

Rue de Bercy, à Paris, une belle sélection de fictions et de documentaires inspirés par les cycles électoraux aux Etats-Unis.

La page Wikipédia qui recense les acteurs ayant tenu le rôle du président des Etats-Unis en compte 32 qui ont incarné le seul Abraham Lincoln, de Naissance d’une nation, de D.W. Griffith, en 1915, à Albert à l’Ouest, de Seth MacFarlane, quatre-vingt-dix-neuf ans plus tard. Tous les occupants de la Maison Blanche ont fini sur le grand écran, y compris Rutherford B. Hayes (président de 1877 à 1881), qui apparaît dans le Buffalo Bill, de William Wellman. On sait déjà que le show satirique télévisé « Saturday Night Live » a confié le personnage de Donald Trump à Alec Baldwin, mais on ignore encore si celui-ci deviendra le 45e président de l’Union.

En attendant, La Cinémathèque française, à Paris, entretient le suspense. Puisant dans le vaste matériau évoqué plus haut, Bernard Eisenschitz, historien du cinéma, a programmé, jusqu’au 31 octobre, deux douzaines de longs-métrages et deux séries télévisées sous la bannière étoilée d’« élections américaines », au pluriel, parce qu’il n’y a pas que la présidentielle dans la vie, mais aussi la Chambre des représentants à renouveler ainsi qu’un tiers du Sénat.

Puissance de la Constitution Du Président fantôme (Norman Taurog, 1932) à « Show Me a Hero », la série de David Simon (le créateur de « Sur écoute/The Wire ») réalisée par Paul Haggis et diffusée sur HBO en 2015, le panorama ainsi esquissé donne une idée de la puissance de la Constitution américaine, qui est aux ­fictions montrées rue de Bercy l’équivalent d’une bible pour une ...

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