La CIA renonce à prendre en otages les campagnes de vaccination

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Une femme administre un vaccin anti-polio à un enfant au Pakistan.
Une femme administre un vaccin anti-polio à un enfant au Pakistan.

Début mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété un "état d'urgence de santé publique" au Pakistan, craignant une épidémie de poliomyélite. Dans le "pays des purs", ce sont 61 cas de cette maladie paralysante et potentiellement mortelle qui ont été recensés depuis le début de l'année (sur 77 à l'échelle mondiale). En comparaison, en France, le dernier cas "autochtone" (ne provenant pas d'un voyage) date de 1989. La santé face aux intérêts stratégiques Devant cette nouvelle alarmante, la Maison-Blanche a finalement pris acte, le 16 mai, d'une requête adressée par des spécialistes de la santé publique aux États-Unis. Douze d'entre eux avaient écrit une lettre ouverte à la Maison-Blanche le 6 janvier 2013. Ils demandaient que la CIA cesse ses activités qui mettent en danger les équipes de vaccination, américaines et locales, mais aussi les populations qui se retrouvent privées d'accès au soin. Selon l'AFP, 56 travailleurs sanitaires ont en effet été tués depuis décembre 2012, parfois après avoir été torturés. Une situation intolérable pour les spécialistes : "Bien que les agendas politiques et sécuritaires induisent par nécessité des dommages collatéraux, nous, en tant que société, plaçons des bornes à ces dommages." La lettre des spécialistes faisait explicitement allusion à l'opération menée par la CIA en 2011 afin de localiser Ben Laden. Une "pseudo-campagne" qui a donc "dépassé les bornes", selon les...

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