La chute du PIB grec pourrait approcher les 7% en 2012

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ATHÈNES (Reuters) - La contraction de l'économie grecque pourrait atteindre 6,9% cette année au lieu des 5% prévus jusqu'à présent, a annoncé lundi un cercle de réflexion dirigé jusqu'à la semaine dernière par le nouveau ministre des Finances du pays.

Cette prévision de la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE) pourrait donner de nouveaux arguments au gouvernement grec pour tenter d'obtenir un assouplissement du programme d'ajustement et d'austérité, dont est censée dépendre l'application d'un plan d'aide de 130 milliards d'euros.

Dirigé par Yannis Stournaras jusqu'à sa nomination la semaine dernière à la tête du ministère de l'Economie, l'IOBE préconise un programme de relance de l'économie en 100 jours comprenant le paiement de plus de six milliards d'euros d'arriérés dus par l'Etat au secteur privé et l'allocation d'importants financements à des projets d'infrastructures.

Le gouvernement dirigé par Antonis Samaras, dominé par le parti conservateur Nouvelle Démocratie, s'est engagé à relancer les réformes économiques en mettant l'accent entre autres sur les privatisations, un discours censé restaurer la crédibilité d'Athènes auprès de ses bailleurs de fonds.

En avril, l'IOBE prévoyait une contraction de 5% du produit intérieur brut (PIB). En 2011, sa quatrième année consécutive de récession, le PIB a reculé de 6,9%.

"Si notre prévision de récession est confirmée, nous aurons perdu environ 20% de notre PIB sur les cinq dernières années", a souligné Angelos Tsakanikas, économiste de l'IOBE.

"La situation dans le secteur de la construction est dramatique. Il n'y a que 0,04% de la population qui prévoit d'acheter un logement cette année sur la base des réponses à une étude ; cela représente environ 3.500 personnes. C'est très faible", a-t-il expliqué lors de la présentation de l'étude trimestrielle.

L'IOBE a revu à la hausse sa prévision du taux de chômage en Grèce pour cette année, à 23,6% contre 20% auparavant.

La Commission européenne et le FMI prévoient une contraction du PIB grec de 4,7% et 4,8% respectivement en 2012. L'OCDE table sur une baisse de 5,3% et la Banque de Grèce sur une contraction de 5%.

George Georgiopoulos, Marc Angrand pour le service français, édité par Natalie Huet

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  • rodan3 le lundi 9 juil 2012 à 20:04

    super, l'organisme qui était dirigé par le nouveau Ministre des finances grec qui apporte de l'eau au moulin...... de la Gréce...... comment on dit prendre les gens pour des C.ons en grec moderne ??