La chute du pétrole bénéficie enfin aux automobilistes français

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VIDÉOS - Les prix des carburants sont au plus bas depuis quatre ans. La baisse des prix du baril, entamée cet été, est désormais complètement intégrée dans les prix à la pompe, selon les professionnels. Il aura fallu attendre cinq mois.

La dégringolade des prix du pétrole se fait pleinement ressentir à la pompe. D'après les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Écologie et de l'Énergie, le prix du gazole valait en moyenne 1,2237 euro le litre vendredi dernier, soit 2,25 centimes de moins en une semaine. Deuxième carburant le plus vendu dans l'Hexagone, le SP 95 s'est établi à 1,4142 euro le litre (-1,48 centime) tandis que le litre d'essence sans plomb 98 a abandonné 1,23 centime à 1,4776 euro. Ces prix n'avaient plus été observés depuis décembre 2010.

D'après Carbeo, la baisse est sensible depuis un an: -10,9 centimes/l pour le gazole, -8,6 centimes/l pour le SP 95 et -7,8 centimes/l pour le SP 98.

Cinq mois d'attente

D'après l'Union française des industries pétrolières (Ufip), «les prix des carburants intègrent désormais complètement la baisse des cours du pétrole». Depuis la mi- juin, les cours du brut ont chuté d'environ 30% à moins de 80 dollars. En cause: «des prévisions de production de baril trop optimistes à cause d'anticipations de croissance économique mondiale erronées» et «une entente entre l'Arabie Saoudite et les États-Unis pour faire baisser le prix du pétrole afin de sanctionner la Russie qui a besoin d'un baril à au moins 100 dollars pour que son économie soit à l'équilibre», explique-t-on chez Saxo Bank.

Les automobilistes ont donc dû attendre cinq mois pour que la baisse des prix du baril ne se fasse pleinement ressentir sur leur portefeuille. Ce décalage s'explique par le fait que les pétroliers ont d'abord cherché à écouler le stock de pétrole acheté plusieurs mois auparavant à un prix plus élevé. Les distributeurs ont aussi pû profiter quelque temps de la baisse des prix du pétrole pour restaurer leurs marges. Par ailleurs, la baisse des prix des carburants n'est jamais proportionnelle à celle des cours du baril en raison du poids trop lourds des taxes dans la constitution des prix.

L'Opep sous surveillance

La tendance baissière va-t-elle se poursuivre? Il faudra attendre la réunion cruciale de l'Opep jeudi pour le savoir. Les douze membres du cartel, qui à eux seuls pompent environ un tiers de l'or noir mondial, se réunissent pour discuter de leur objectif de production. S'ils décident de la restreindre, les cours pourraient repartir à la hausse. Mais les marchés ne croient pas à cette hypothèse. «Il est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite et des autres pays de la péninsule arabique de maintenir un prix du baril faible pour rester compétitif par rapport aux producteurs de pétrole non conventionnel», explique Christopher Dembik, de chez Saxo Bank.

Ce matin encore, sur les marchés asiatiques, le baril de WTI perdait trois cents, à 75,75 dollars, et le baril de Brent de la mer du Nord cédait neuf cents, à 79,59 dollars. «A moyen terme, pendant une grande partie de l'année 2015, nous anticipons un cours du baril entre 90 dollars et 100 dollars, ce qui constituerait une borne de stabilisation», estime l'analyste.

VIDÉO - Le prix de l'essence au plus bas depuis 2010.

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  • JERIKAE2 le mardi 25 nov 2014 à 18:36

    pas vraiment terrible la baisse des carburants

  • heimdal le mardi 25 nov 2014 à 12:30

    Entre 5 et 8 % de baisse :on est très loin du compte !