La chute du minerai de fer menace les marges des géants miniers

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    SYDNEY, 16 décembre (Reuters) - La chute des cours du 
minerai de fer a déjà contraint les acteurs les plus fragiles du 
secteur à mettre la clé sous la porte et menace désormais les 
marges des entreprises les plus solides. 
    Le cours du minerai de fer  .IO62-CNI=SI  s'établit mercredi 
à 37,50 dollars la tonne, selon le fournisseur de prix The Steel 
Index (TSI), son niveau le plus bas depuis que TSI a commencé à 
fournir ses données il y a presque 10 ans. 
    Cette baisse, qui affecte également les cours d'autres 
ressources de base, provient principalement d'un fléchissement 
de la demande dû notamment au ralentissement de la croissance 
chinoise, dont les effets se font sentir sur tous les marchés du 
monde.  
    "On pourrait facilement voir le prix descendre à 30 dollars 
la tonne", estime Gavin Wendt, analyste chez MineLife. 
    Le seuil de rentabilité est de 33,40 dollars la tonne pour 
le premier producteur mondial de minerai de fer, le brésilien 
Vale  VALE5.SA , et de respectivement 29,20 dollars et 29,40 
dollars pour ses deux poursuivants, Rio Tinto  RIO.AX   RIO.L , 
selon Citi. 
    L'autre producteur d'importance, Fortescue Metals Group 
 FMG.AX , a fixé son seuil de rentabilité à 37 dollars la tonne, 
soit juste en dessous du cours actuel. 
    "Les trois premiers dégagent une marge nette de trésorerie 
de 5-9 dollars par tonne", écrit Citi dans une note. "FMG 
(Fortescue) est sur son seuil et tous les autres sont dans le 
rouge". 
    Le fait d'être toujours bénéficiaires, même si leurs marges 
se réduisent, permet à Vale, Rio et BHP de produire davantage. 
Les trois ensemble devraient extraire au total un milliard de 
tonnes d'ici à 2017, au risque de peser encore sur les prix en 
augmentant une offre déjà excédentaire. 
    "La demande pour le minerai de fer faiblit et les stocks 
s'accumulent", résume Gavin Wendt. "Pendant ce temps, la Chine 
met de côté une part de plus en plus importante de sa production 
parce qu'il devient évident qu'elle ne peut pas se contenter 
d'exporter pour compenser la faiblesse de la demande 
intérieure". 
 
 (Ed Davies; Patrick Vignal pour le service français, édité par 
Benoît Van Overstraeten) 
 

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