La chute du baril ne menace pas les projets africains de Total

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PARIS, 3 février (Reuters) - Les grands projets de pétrole et de gaz de Total TOTF.PA en Afrique ne seront pas interrompus par la brutale baisse des prix du brut et aideront la compagnie à atteindre ses objectifs de production moyen terme, a déclaré mardi un dirigeant du groupe. Total compte sur une série de projets africains, parmi lesquels Egina au Nigeria, Kaombo en Angola et Moho dans la République du Congo, pour porter sa production à 2,8 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2017. Ces projets en eau profonde, une spécialité du groupe français, font appel à des technologies coûteuses. "Ces projets sont engagés et on ne va certainement pas les arrêter, ce qui veut dire qu'il y a des milliers d'emplois qui seront préservés et qui continueront leur activité, ces projets devant déboucher à l'horizon 2017-2018", a déclaré Guy Maurice, directeur Afrique Exploration-Production de Total, à des journalistes en marge d'une conférence. "Les grands projets sont tous dans le pipeline aujourd'hui. Cela va nous permettre d'assurer les prévisions de production telles qu'on les a annoncées aux horizons 2017-2018", a-t-il ajouté. Guy Maurice a indiqué que la baisse récente des cours - le prix du Brent a chuté de plus de moitié depuis juin dernier - conduira toutefois le groupe à engager une revue de certains projets en Afrique, pays par pays, mais qu'aucun projet majeur ne se trouvait encore à un stade réclamant une décision finale d'investissement. "Pour l'instant, ce qui pourrait venir demain, 2025 ou autre (...) c'est encore à l'étude, c'est très en amont, nous ne sommes pas encore dans la phase ou nous allons arbitrer pour dire je fais, je ne fais pas", a-t-il poursuivi. Guy Maurice a également déclaré que Total travaillerait avec ses partenaires - sous-traitants et pays producteurs - pour contribuer à faire baisser le coût des projets, comme sur le projet Kaombo en Angola, lancé après un réduction de quatre milliards de dollars de la facture. "La moitié est venue de nous-même, on a changé nos demandes, un quart est venu de nos fournisseurs et un quart de l'Etat angolais qui a accepté un peu moins de 'local content'", a-t-il expliqué, faisant référence à la demande croissante des pays producteurs quant à l'utilisation de fournisseurs locaux, souvent plus chers, et d'une main d'oeuvre moins aguerrie, pour travailler sur des projets pétroliers. (Michel Rose, Gilles Guillaume pour le service français, édité par Patrick Vignal)


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