La chronique d'Yves de Kerdrel

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Avoir 20 ans et voter en 2012.

Qui n'a pas en mémoire cette première phrase du livre de Paul Nizan, Aden Arabie , paru dans les années 1930: «J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie»? Avoir 20 ans en 2012 n'est pas une situation plus enviable qu'au cours de l'entre-deux-guerres. Chacun de nous a l'occasion de s'en apercevoir avec les tourments et les interrogations de ses enfants ou petits-enfants.

C'est aussi ce que montre une remarquable étude que vient de publier la Fondation Concorde en posant cette question: «La jeunesse française a-t-elle encore un avenir?» Les jeunes ne sont pas inquiets. Ils sont perdus, désorientés, désenchantés. Qu'on en juge: 17% seulement des Français de 16 à 29 ans déclarent avoir confiance dans l'avenir de leur pays. En Chine, cette proportion est de 80%! Et même en Grande-Bretagne, à trois heures de Paris, elle est proche de 40%. Une autre étude montre que trois étudiants sur quatre ont le sentiment d'«appartenir à

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