La Chine soutient sa devise et rassure les marchés mondiaux

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(AOF) - Les marchés européens ont fortement progressé ce lundi, rassurés par la décision de la Banque populaire de Chine (PBOC) de soutenir sa devise. Le CAC 40 a clôturé sur un gain de 3,01% à 4 115,25 points et l’EuroStoxx s’est adjugé 2,82% à 2 833,87 points. Les marchés américains étaient fermés aujourd’hui, en raison du Presidents' Day.

Accompagnant la réouverture des marchés chinois après une semaine de fermeture en raison du Nouvel An, la Banque populaire de Chine a relevé de 1%, à 6,5118 yuans pour un dollar, le cours pivot du yuan. Depuis l'été dernier, la devise chinoise peut fluctuer, au gré des variations de marché, de 2% autour de ce taux.

La volonté affichée de la Banque populaire de Chine de soutenir sa monnaie a rassuré les investisseurs. Ces dernières semaines, la crainte d'une dévaluation du yuan et d'une guerre des changes entre la Chine et les autres puissances monétaires avait inquiété les opérateurs, pesant sur les marchés actions. De plus, le renforcement de la devise suggère que la situation macroéconomique chinoise n'est pas dégradée au point de nécessiter une dévaluation compétitive orchestrée par les autorités.

Dans une interview publiée hier par un magazine chinois, le gouverneur de la banque centrale, Zhou Xiaochuan, est aussi allé dans ce sens. Il a affirmé que rien ne justifiait une dépréciation continue du yuan, et surtout pas la nécessité de soutenir les exportations du pays. Ces dernières sont suffisamment robustes avec un excédent commercial chinois de 600 milliards de dollars à fin 2015.

Dans ce contexte, les actions ont retrouvé les faveurs des investisseurs au détriment de valeurs refuge traditionnelles comme l'or. L'once a reculé aujourd'hui de plus de 2,6%, signe d'une moindre aversion pour le risque.

Le retour de positions acheteuses sur les actions a notamment bénéficié aux valeurs cycliques. Ainsi, les constructeurs automobiles Renault (+7,67%) et Peugeot (+6,95%) ont dominé un CAC 40 dont toutes les valeurs ont terminé en hausse.

Du côté des rares baisses, EDF (-1,25%) a été pénalisé par des informations de presse selon laquelle la direction du groupe et l'État (actionnaire à 85%) envisageraient une augmentation de capital de l'ordre de 5 milliards d'euros, à la veille de la présentation de ses résultats annuels.

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