La Chine songe à baisser le prix du maïs pour diminuer les stocks

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    PEKIN, 26 novembre (Reuters) - La Chine envisage de baisser 
pour la deuxième année de suite le prix du maïs, afin de faire 
baisser les réserves du pays, les plus importantes au monde, et 
de relancer la demande en provenance des transformateurs de 
céréales, ont dit des sources industrielles. 
    Selon trois sources, le gouvernement prépare une nouvelle 
diminution de 10% du prix de soutien de l'Etat, à 1.800 yuans 
(265 euros) pour l'année 2016-2017. Le prix avait déjà été 
abaissé pour l'exercice qui a commencé en octobre. 
    La Chine, deuxième consommateur mondial de maïs derrière les 
Etats-Unis, affiche les prix les plus élevés au monde pour cette 
céréale. 
    L'écart entre les prix locaux et ceux des produits importés 
reste de 20% malgré la baisse mise en oeuvre en octobre, la 
première depuis 2008. 
    Au vu de l'accumulation des stocks de maïs -- qui devraient 
atteindre 200 millions de tonnes d'ici avril 2016 soit 
l'équivalent de plus d'une année de consommation -- la Chine a 
progressivement abandonné sa politique de soutien aux fermiers 
consistant à acheter du maïs pour les réserves nationales. 
    La hausse des prix locaux provoquée par l'augmentation des 
stocks s'est traduite par des pertes et une accumulation de 
dette pour les moulins et les raffineurs, qui fabriquent toute 
une série produits allant de l'alimentation animale à l'éthanol 
en passant par des édulcorants. 
    Selon des sources, près de 60% des capacités de 
transformation de céréales du pays ont été fermées au cours des 
trois dernières années. 
    "Le gouvernement doit réduire les prix, étant donné ses 
énormes réserves et le fait que les prix locaux du maïs sont 
bien plus élevés que cceux des importations", a déclaré Qian 
Jianjun, analyste chez Beijing Orient Agri-business Consultant. 
    Les trois sources déjà citées ont précisé que Pékin pourrait 
annoncer la nouvelle baisse des prix du maïs -- décision qui 
affecterait les exportateurs de maïs, notamment américains et 
ukrainiens -- au début de l'année prochaine, avant que ne 
commencent les plantations, en mars. 
    Ni le ministère des Finances ni la Commission nationale du 
développement et de la réforme (CNDR) n'ont répondu à des 
demandes de commentaire. 
 
 (Niu Shuping et David Stanway, Benoît Van Overstraeten pour le 
service français, édité par Bertrand Boucey) 
 
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