La Chine se méfie de l'inconnu Hollande

le
0
Les dirigeants chinois votaient plutôt Sarkozy, par peur du changement.

Sa première poignée de main internationale, s'il était élu, serait pour le président chinois, avait déclaré François Hollande il y a quinze jours. Même si l'on peut penser qu'il verra Angela Merkel avant Hu Jintao, le propos se voulait aimable. Et sans doute destiné à corriger une fâcheuse impression de manque d'intérêt pour la 2e puissance mondiale, concentrant un cinquième de la population de la planète. Il n'est jamais venu en Chine.

Pendant la campagne, la timide prise de contact avec la Chine a tourné court. Vexant le candidat peut-être, et assurément son représentant, Laurent Fabius. Dépêché à Pékin en février pour y «rencontrer de hauts responsables chinois», l'ancien premier ministre avait trouvé portes closes et écourté sa visite. «Pour des raisons qui nous échappent, il n'a pas été possible de rencontrer un haut responsable chinois», avait confié son entourage, en ajoutant: «L'explication appartient aux Chinois».L'explication est simple.

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant