La Chine réplique aux critiques de l'Onu sur les droits de l'homme

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    GENEVE, 17 février (Reuters) - La Chine a répliqué mardi aux 
critiques des Nations unies sur son bilan en matière de droits 
de l'homme en déclarant qu'un groupe d'avocats dont l'Onu 
réclame la libération était coupable de graves crimes 
économiques.  
    Pékin a également évoqué le cas de Lee Bo, un éditeur de 
Hong Kong porté disparu, déclarant qu'il collaborait avec les 
autorités chinoises et ne souhaitait pas de publicité sur son 
cas.  
    Lee Bo fait partie d'un groupe de cinq éditeurs hongkongais 
liés à une maison d'édition critique envers le pouvoir chinois 
dont les disparitions mystérieuses ont suscité l'inquiétude de 
l'Onu. 
    Dans un communiqué diffusé mardi matin à Genève, le 
haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al 
Husseni a dénoncé plus généralement "un schéma très inquiétant 
en Chine, qui a de graves conséquences sur la société civile et 
le travail important qu'elle réalise à travers tout le pays". 
    Environ 250 avocats, assistants juridiques et militants des 
droits de l'homme ont été interpellés en Chine depuis le début 
de la répression, début juillet, selon le communiqué. Beaucoup 
été relâchés depuis. Le mois dernier, 15 autres avocats des 
droits de l'homme ont été arrêtés, dont dix ont été accusés de 
"subversion de l'Etat", un crime passible de la prison à vie. 
    "La mission chinoise exprime son fort mécontentement et 
désaccord avec les remarques erronées du haut-commissaire", a 
réagi la représentation de Pékin à Genève dans un communiqué. 
    Le cas des "soi-disant avocats" concerne en fait un réseau 
criminel visant à perturber l'ordre social, a-t-elle dit.  
    Pékin les accuse d'avoir organisé des manifestations ou 
provoqué des troubles sévères à l'ordre social et judiciaire en 
incitant des particuliers à harceler des fonctionnaires par 
téléphone ou à insulter, menacer ou intimider des juges ou des 
policiers.  
    "Ils ont également été impliqués dans de graves crimes 
économiques comme l'abus de bien sociaux, l'évasion et la fraude 
fiscale", ajoute la mission dans son communiqué.  
      
 
 (Tom Miles; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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