La Chine ouvre le procès du système Bo Xilai

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À travers l'ex-potentat de Chongqing, les dérives policières et la corruption du pouvoir vont être jugées jeudi.

On aurait pu l'appeler la «chaise de Chongqing», tant nombre de suspects de la campagne anti-mafia censée nettoyer la ville ont goûté à cette torture, si cruelle malgré de banals atours. Li Qiang, l'un des hommes d'affaires les plus en vue de la mégapole sudiste, aura passé 76 jours assis sur cette petite chaise de fer, au dossier droit, spécialement dessinée pour accueillir les prisonniers. Une petite chaise, trop petite pour l'homme à la forte corpulence, dont les chevilles sont entravées par des fers et les poignets bloqués par des menottes. Le plus clair du temps, une pièce de tissu noir lui recouvre la tête. Pendant les six premiers jours, il ne reçoit ni eau ni nourriture, et il n'est pas autorisé à aller aux toilettes.

À l'époque, Bo Xilai a décrété une lutte totale contre les «gangs noirs», les mafias locales. Peu importe les méthodes ...

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