La Chine organise une parade militaire spectaculaire à Pékin

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(Actualisé à la fin du défilé) PEKIN, 3 septembre (Reuters) - La Chine a organisé un grand défilé militaire jeudi à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie, tout en annonçant une réduction notable des effectifs de son armée. Le président Xi Jinping a annoncé lors de son discours prononcé sur la place Tiananmen avant le début du "défilé de la victoire" que l'Armée populaire de libération allait voir ses effectifs réduits de 300.000 hommes, un geste d'apaisement à l'intention des pays voisins de la Chine qui s'inquiètent de ses ambitions territoriales. Xi Jinping, qui avait dénoncé mercredi la brutalité des "monstrueux" envahisseurs japonais (voir ID:nL5N11822K ), n'a pas précisé le calendrier de réduction des effectifs de l'armée, la première mondiale avec environ 2,3 millions d'hommes, mais il a assuré que Pékin choisirait toujours la voie du "développement pacifique". Plus de 12.000 soldats, dont quelques uns venus de Russie et d'autres pays alliés de la Chine, ont ensuite descendu l'avenue Changan, dans le centre de la capitale, avec à leur tête des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. La parade militaire, la plus spectaculaire depuis longtemps, s'est poursuivie avec un défilé de chars, véhicules blindés et autres missiles balistiques, en particulier le tout nouveau Dongfeng-21D, dont un seul exemplaire suffirait selon Pékin à détruire un porte-avions. Des avions de chasse et des bombardiers de dernière génération ont survolé la place Tiananmen, apportant la touche finale à un spectacle soigneusement chorégraphié qui aura duré environ 90 minutes. Pour Xi Jinping, ces commémorations boudées par les dirigeants occidentaux sont un répit bienvenu après la panique sur les marchés financiers chinois, les nouveaux signes de ralentissement de la deuxième économie mondiale et l'explosion dans un entrepôt de produits chimiques de Tianjin, qui a fait au moins 160 morts. Le défilé militaire a eu lieu en présence des présidents russe Vladimir Poutine, soudanais Omar Hassan al Bachir ou vénézuélien Nicolas Maduro. Mais ni le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ni les dirigeants occidentaux n'ont fait le déplacement. Les ambitions territoriales de Pékin en mer de Chine ont alimenté ces dernières années les tensions avec ses voisins, notamment le Japon et les Philippines, deux alliés des Etats-Unis dans la région. (Ben Blanchard et Michael Martina; Tangi Salaün pour le service français)

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