La Chine dit vouloir régler son différend frontalier avec l'Inde

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NEW DELHI, 18 septembre (Reuters) - La Chine veut régler à l'amiable son problème frontalier avec l'Inde, a déclaré jeudi le président chinois Xi Jinping en visite à New Delhi alors qu'un regain de tension a été constaté ces derniers jours sur le terrain entre les deux pays. Pendant plus d'une semaine, plusieurs dizaines de militaires des deux pays se sont retrouvés face-à-face sur le plateau du Ladakh dans l'Etat indien du Jammu-et-Cachemire, à propos d'un différend concernant des constructions, avant de se retirer jeudi à l'occasion de la visite du président chinois. "La Chine est déterminée à travailler avec l'Inde via des consultations amicales pour régler rapidement la question frontalière", a déclaré le numéro un chinois à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre indien Narendra Modi. "Nous avons aussi la volonté sincère de travailler avec l'Inde pour maintenir la paix et la tranquillité dans les zones frontalières avant de pouvoir définitivement régler la question de la frontière", a-t-il ajouté. La question frontalière, toujours pas résolue après deux décennies de discussions, était omniprésente jeudi, les télévisions commentant abondamment le sujet malgré les poignées de main échangées entre Xi Jinping et les ministres indiens. "La paix doit régner dans nos relations et aux frontières. Si c'est le cas, nous pourrons réaliser le véritable potentiel de notre relation", a de son côté déclaré Narendra Modi lors d'une conférence de presse commune entre les deux dirigeants. Signe que l'Inde souhaite que la visite du président chinois soit un succès, New Delhi a demandé au dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains qui vit en exil dans le nord de l'Inde et que Pékin considère comme un dangereux séparatiste, de programmer une nouvelle date pour un événement prévu dans la capitale de façon à ne pas interférer avec la visite du numéro un chinois. Le président chinois a dit pour sa part être favorable à ce que l'Inde soit membre à part entière de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Ce groupe a été créé en 2001 par la Chine, la Russie et quatre pays d'Asie centrale, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan, pour lutter contre l'islam radical et le trafic de drogue en provenance d'Afghanistan. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué publié à Pékin que la Chine était également favorable à l'entrée du Pakistan, grand rival régional de l'Inde, à l'OCS. Il n'a pas dit quand ces deux pays pourraient devenir membres. (Aditya Kalra; Danielle Rouquié pour le service français)

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