La Chine annonce la fermeture des camps de rééducation par le travail

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

La plupart des Chinois se sont réjouis pendant le week-end à la lecture des grands titres consacrés par toute la presse nationale et les bulletins télévisés à l'abolition du système de rééducation par le travail. La mesure, annoncée officiellement par l'agence Chine nouvelle dans la soirée du 15 novembre, fait partie des "réformes concrètes" décidées dans le cadre du troisième plénum du Parti communiste qui s'est tenu du 9 au 12 novembre à huis clos à Pékin.

Ce système de détention très controversé, appelé "laojiao" en chinois, avait été mis en place en 1957 par Mao pour éliminer ses adversaires politiques et était devenu au fil des années le moyen de traiter les délits mineurs (petits vols, prostitution) qui ne méritaient pas d'être envoyés devant les juges afin d'éviter un engorgement des tribunaux. Mais ce blanc seing laissé à la police, associée ces dernières années aux responsables des affaires civiles et de l'éducation, a laissé la porte ouverte à des détentions arbitraires pouvant durer jusqu'à quatre ans, dans des conditions toujours profondément dégradantes pour les individus, les laissant la plupart du temps brisés.

"Ce camp de travail était un enfer"

Une Pékinoise d'une cinquantaine d'années, madame Wang (son nom a été modifié, NDLR), en a fait l'amère expérience. Se sentant lésée dans le cadre d'un banal conflit de voisinage dans sa petite rue du centre de Pékin, et ayant épuisé sans...

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