La Chine accuse l'Inde de violation de la frontière

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 (Actualisé avec précisions et contexte) 
    PEKIN, 27 juin (Reuters) - Les autorités chinoises ont 
accusé des gardes-frontières indiens d'être entrés sur leur 
territoire, au niveau de l'Etat de Sikkim, rapporte mardi 
l'agence de presse Chine nouvelle. 
    Les gardes-frontières indiens "ont entravé les activités 
normales" des forces chinoises dans le secteur en question, a 
déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires 
étrangères, qui a appelé les Indiens à se retirer sans attendre, 
ajoute l'agence. 
    Le porte-parole du ministère a exhorté l'Inde à respecter 
l'intégrité nationale chinoise et les traités frontaliers 
bilatéraux, et a ajouté que la Chine avait d'ores et déjà 
suspendu les pèlerinages officiels au col de Nathu La, qui 
marche, à 4.300 mètres d'altitude, la frontière entre le Sikkim 
et le Tibet. 
    Nathu La relie l'Inde aux sites hindouistes et bouddhistes 
de la région et a été le théâtre d'âpres accrochages frontaliers 
en septembre 1967 entre des soldats chinois et des soldats 
indiens. 
    Le ministère chinois de la Défense a déclaré de son côté que 
l'armée indienne avait entravé des travaux sur une route, ce 
qui, a-t-il ajouté, menace sérieusement la paix à la frontière. 
    Le porte-parole de l'armée indienne et le ministère indien 
de la Défense n'ont pour l'heure pas tenu à réagir. 
    Les relations sino-indiennes sont tendues depuis des 
décennies par des contentieux frontaliers, mais aussi par le 
soutien de Pékin au Pakistan, et les dirigeants indiens n'ont 
pas souhaité participer au sommet "Ceinture et Route", organisé 
en mai par la Chine pour promouvoir les relations économiques et 
politiques interasiatiques. 
    La visite effectuée en avril par le dalaï-lama, chef 
spirituel en exil des Tibétains, dans une région contrôlée par 
l'Inde mais revendiquée par la Chine, a également alimenté les 
tensions sino-indiennes. Pékin continue de considérer le 
dalaï-lama comme "séparatiste". 
    Le Premier ministre indien, Narendra Modi, doit se rendre en 
Chine en septembre pour un sommet des BRICS, groupe au sein 
duquel on trouve le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et 
l'Afrique du Sud. 
    Ce mois-ci, le président chinois, Xi Jinping, a déclaré à 
Narendra Modi que les deux grands du continent asiatique 
devaient oeuvrer "comme il convient" à gérer leurs divergences. 
 
 (Ben Blanchard; Eric Faye pour le service français) 
 
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