La chimie française prudente après la consolidation de 2015

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    * Croissance de 0,9% en volume en 2015-UIC 
    * Solde de la balance commerciale à 7,3 milliards d'euros 
    * Hausse de 1,6% des exportations, à 55,6 milliards d'euros 
    * Croissance en volume attendue à 1% en 2016 
 
    par Noëlle Mennella 
    PARIS, 22 mars (Reuters) - L'industrie chimique française se 
montre prudente pour 2016 après avoir été sauvée en 2015 par les 
performances de la production de ses spécialités, alors que 
toutes ses autres activités ont été à la peine. 
    Au total, le secteur a enregistré l'an dernier une 
croissance de 0,9% de ses ventes en volume, après les 
progressions de 2,8% engrangées tant en 2013 qu'en 2014.  
    Les spécialités chimiques (peintures, vernis) affichent une 
augmentation de leur volume de 9,9% quand la chimie minérale 
(gaz industriels, produits minéraux) et à -2,7%, la chimie 
organique (produits de base, matières plastiques) à -1,6% et les 
savons-parfums-produits d'entretien à -2,7%.  
    "En 2013 et en 2014, nous avons connu des croissances 
supérieures aux croissances moyennes de long terme. On 
s'attendait malgré des facteurs favorables, comme la baisse du 
prix des matières premières, à ce que 2015 soit une année de 
consolidation et c'est bien ce qui s'est passé", a déclaré à 
Reuters Philippe Goebel, président de l'Union des industries 
chimiques (UIC). 
    La balance commerciale du secteur s'est maintenue l'an 
dernier à 7,3 milliards d'euros (7,4 milliards en 2014) avec une 
amélioration de 1,6% de ses exportations à 55,6 milliards 
d'euros, dont 35 milliards réalisés dans l'Union européenne.  
    Le coût de l'énergie, dont elle est grande consommatrice, 
reste un sujet de préoccupation pour l'industrie chimique 
française, qui pâtit toujours, selon Philippe Goebel, de 
désavantages compétitifs par rapport à l'Amérique du Nord et au 
Moyen-Orient.  
    A ce sujet d'inquiétude s'ajoutent un prix des matières 
premières plutôt inférieur en ce début d'année à celui de 2015 
et l'abaissement des prévisions de croissance mondiale pour 
2016. 
   Dans ce contexte, "on a prudemment estimé une croissance en 
volume de 1% en 2016", prévoit Philippe Goebel. 
    Il pronostique par ailleurs une nouvelle progression des 
investissements en 2016 après leur augmentation de 5,6% à 3,4 
milliards d'euros enregistrée l'année dernière. 
    Au sixième rang mondial derrière la Chine, les Etats-Unis, 
le Japon, l'Allemagne et la Corée du Sud, l'industrie chimique 
française compte 3.300 entreprises, dont 95% de PME. 
    Arkema  AKE.PA , avec un chiffre d'affaires de 7,7 milliards 
d'euros, est le numéro un français du secteur, loin derrière le 
leader mondial, l'allemand BASF  BASFn.DE , qui pèse 71 
milliards d'euros de ventes annuelles. 
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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