La chimie française garde le cap malgré les mouvements sociaux

le
0
Le géant belge de la chimie Solvay à Chalampe dans l'est de la France le 18 septembre 2014 ( AFP / SEBASTIEN BOZON )
Le géant belge de la chimie Solvay à Chalampe dans l'est de la France le 18 septembre 2014 ( AFP / SEBASTIEN BOZON )

La production chimique en France a été affectée par les mouvements sociaux au deuxième trimestre, mais ses perspectives pour 2016 restent inchangées, selon un point d'étape mardi de la fédération du secteur, qui a formulé des propositions pour accélérer sa croissance.

L'Union des industries chimiques (UIC) continue de tabler sur une hausse de 1% en volume en 2016, contre 0,9% en 2015. Sur les 8 premiers mois de l'année, la production est en hausse de 1,2%, grâce à un premier trimestre robuste (+2,1%) qui a compensé une baisse de 0,6% au deuxième trimestre.

D'avril à fin juin la production en chimie minérale et en chimie organique a significativement reculé, de 9,1% et 7% respectivement, notamment en raison des grèves dans les raffineries et dans les transports de marchandises, sur fond du mouvement de contestation contre la loi Travail.

Cependant les spécialités chimiques (peintures, vernis, colles...), destinées à des marchés industriels plus résistants comme l'automobile, l'aéronautique, l'emballage ou les cosmétiques, ont accéléré au deuxième trimestre (+10%), ce qui a atténué le recul de la production chimique globale sur la période.

Les prix des produits chimiques continuent de reculer (-6,9% sur les 8 premiers mois de l'année), entraînés par le repli des prix de la chimie organique (-14,7% sur la période) qui répercute les baisses passées du pétrole.

Pour accélérer la croissance du secteur à long terme, l'UIC a identifié plusieurs leviers qu'elle compte relayer auprès des candidats à l'élection présidentielle dans les prochains mois.

L'UIC réclame un "accès durable et compétitif" aux sources d'énergie (chaleur, gaz, électricité) et veut en finir avec "l'inflation réglementaire" qui touche selon elle la chimie en France, souvent au-delà des normes européennes.

Cette complexité est "impossible à appréhender pour nos PME, qui représentent 95% de nos adhérents", a insisté Pascal Juéry, président de l'UIC et membre du comité exécutif du groupe Solvay, lors d'un point presse à Paris.

L'attractivité des 17 plateformes chimiques françaises doit enfin être renforcée, par exemple en permettant aux entreprises installées sur place de mutualiser leurs tâches administratives, afin de créer un écosystème propice à l'investissement productif et à l'innovation, propose l'UIC.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant