La chasse aux traders fous est ouverte

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Désormais, chaque opérateur de marchés signe tous les ans un mandat qui définit la taille de son terrain de jeu: quels produits il est autorisé à traiter, quelle maturité, quelle devise, quelle limite?

Resserrer les contrôles sur les opérateurs de marchés: ce sera l'une des priorités du successeur d'Oswald Grübel, le directeur général d'UBS qui a démissionné ce week-end après la découverte d'une perte de 2,3 milliards de dollars occasionnée par un trader indélicat.

Mais la banque suisse n'est pas la seule à se sentir concernée. Toutes les salles de marchés dans le monde ont la hantise de ces traders «fous», dont elles ressassent la litanie, de Nick Leeson, le tombeur de Barings, à Jérôme Kerviel, le recordman du monde avec les 5 milliards d'euros envolés à la Société générale. Et chaque nouveau scandale, comme celui provoqué par Kweku Adoboli chez UBS, incite à revoir l'efficacité des brigades antifraudeur.

En 2008, après les déboires de la Société générale, Bercy avait imposé aux Société générale, BNP Paribas et autres Natixis un plan d'attaque. Sachant que l'Autorité de contrôle prudentiel exige plus ou moins de fonds propres en face de

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