La charge de Montebourg et Pigasse contre Hollande

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La charge de Montebourg et Pigasse contre Hollande
La charge de Montebourg et Pigasse contre Hollande

Arnaud Montebourg a fini de jouer les mannequins. Le voilà de retour dans l'arène... politique. L'ancien ministre (PS) Arnaud Montebourg, et nouveau dirigeant d'Habitat et l'homme d'affaires Mathieu Pigasse attaquent très durement, dans une tribune au Journal du dimanche, intitulé «Est-il encore possible de sauver le quinquennat?». Il s'attaquent au bilan de François Hollande et souhaitent une «coalition des pays européens» pour une stratégie de «baisse d'impôts en faveur des ménages» et de résorption du déficit «par la croissance mais non par l'austérité».

«Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C'est la démocratie qui est cette fois menacée». «L'absurde conformisme bruxellois» de la politique de l'exécutif «est devenu une gigantesque fabrique à suffrages du Front national», accusent Montebourg et Pigasse dans ce texte très incisif publié par le JDD, alors même que le PS tient son congrès à Poitiers.

L'ancien ministre de l'Economie, figure de l'aile gauche du parti qui a quitté le gouvernement en août 2014, et Mathieu Pigasse, banquier et patron de presse, accusent François Hollande et Manuel Valls, jamais nommés, de «faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience». Les concernés apprécieront. 

«Au fil des alternances, les Français votent en conscience pour la "rupture" ou le "changement" mais s'aperçoivent que la politique économique - donc européenne - qui s'ensuit est toujours la même. Tout président élu commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne», accusent-ils.

Pour les deux auteurs de cette tribune au vitriol, «ceux qui nient l'existence de l'austérité en prétendant que les salaires n'ont pas baissé (heureusement !) doivent ouvrir les yeux sur les pertes réelles et sérieuses de revenus pour les Français moyens : cette politique répand la colère, le dépit, ...

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  • charleco le dimanche 7 juin 2015 à 09:13

    "Les génuflexions à Bruxelles et Berlin" : pour être complet, il faut rajouter : à Washington et à Tel Aviv.

  • aerosp le dimanche 7 juin 2015 à 07:02

    40 milliards sans les emplois. Et pour cause les gens n'ont pas d'argent pour remplir les carnets de commande.