La Chancellerie souhaite mieux évaluer les magistrats

le
0
L'ancienneté constitue actuellement un critère prépondérant, et sans doute le seul qui ne donne pas lieu à controverse. Un système qui ne permet pas toujours de distinguer les plus méritants des piètres éléments.

Mettre fin à la technique dite «du coup de pied ascensionnel» selon l'expression ironique d'un procureur, ou, tout au moins, mieux gérer les carrières. C'est l'un des objectifs poursuivit par la Chancellerie, qui vient d'achever la mise au point d'une nouvelle méthode d'évaluation des magistrats. Pendant près d'une année, un groupe de travail a cherché à mettre à plat l'ensemble des critères qui fondent la notation par les chefs de juridiction et de cours. Une nouvelle grille a été rédigée, qui sera utilisée pour la première fois à partir de l'automne prochain.

Le sujet est particulièrement sensible au sein du corps judiciaire, prompt à lutter contre toutes formes éventuelles «d'atteinte à l'indépendance» dans l'exercice du métier. La gestion des carrières des magistrats souffre du coup d'une forme de passivité: l'ancienneté constitue un critère prépondérant, et sans doute le seul qui ne donne pas lieu à controverse. Michèle Alliot-Marie, à son arr

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant