La CGT prédit des manifestations en cas de victoire de la droite

le
4
    PARIS, 27 novembre (Reuters) - Le rejet de la politique 
menée par le gouvernement socialiste actuel ne signifie pas pour 
autant adhésion de l'opinion au programme de la droite, a 
déclaré dimanche le secrétaire général de la CGT, prédisant des 
manifestations en cas de victoire de cette dernière à l'élection 
présidentielle de 2017.  
    "Les gens aujourd'hui s'expriment plus pour un rejet de ce 
qui existe que pour une perspective", a dit Philippe Martinez 
dans l'émission "Questions politiques" (Le Monde-France 
Info-France Inter). "Ce rejet ne veut pas dire une adhésion au 
programme."  
    "Les Français sont contre les thèmes forts du programme de 
M. Fillon et de M. Juppé, donc la mobilisation sera d'actualité 
pour être clair", a-t-il poursuivi, en référence aux deux 
candidats qui se disputent ce dimanche l'investiture 
présidentielle de la droite et du centre. 
    Si la droite revient au pouvoir, ça va "barder pour les 
salariés, pour les privés d'emploi et pour les citoyens en 
général", a-t-il dit, tout en estimant que les programmes de la 
droite et de la gauche "c'est à peu près la même chose" en 
matière de politique économique et sociale.  
    Selon un baromètre Vivavoice publié début novembre par 
Libération, les solutions proposées par la droite en matière 
économique et sociale "suscitent un scepticisme majoritaire au 
sein de l'opinion". 
    Soixante et un pour cent des Français jugent que les mesures 
portées par les candidats de la primaire de la droite et du 
centre risquent de "diviser le pays" et 60% qu'elles génèrent 
des conflits sociaux importants. 
    Seuls 39% estiment également que les propositions de la 
droite sont "plus efficaces" que celles réalisées depuis le 
début du quinquennat de François Hollande.  
    En 2012, la CGT, alors dirigée par Bernard Thibault, avait 
pris position en appelant à voter contre le chef de l'Etat 
sortant et candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, invoquant "la 
gravité de la situation" et un risque "de nouveaux reculs 
sociaux".  
 
 (Marine Pennetier, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8252219 il y a une semaine

    Il y a certainement des lois pour mettre en taule de tel provocateur fachistes

  • M7166371 il y a une semaine

    confits dans la peur du changement et la lutte pour le maintien des privilèges , en bref , le camp des ultra-conservateurs

  • frk987 il y a une semaine

    La première mesure sera de dissoudre les syndicats qui ne représentent RIEN à part un immense pouvoir de nuisance.

  • M6322243 il y a une semaine

    il est temps de virer ses gens qui ne font que detruire la societe il devrait s'occuper de salarie et non de politique ses idiots