La CGT de Freescale redoute une délocalisation, l'entreprise nie

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LA CGT DE FREESCALE CRAINT UNE DÉLOCALISATION, QUE NIE L'ENTREPRISE
LA CGT DE FREESCALE CRAINT UNE DÉLOCALISATION, QUE NIE L'ENTREPRISE

TOULOUSE (Reuters) - Des équipements de l'usine de semi-conducteurs Freescale de Toulouse, qui a fermé ses portes l'été dernier avec comme conséquence près de 400 licenciements, sont en route pour la Chine après avoir été rachetés par un groupe chinois, selon une source syndicale.

"L'entreprise chinoise Shang Sha a racheté les équipements et indiqué sans ambiguïté sa volonté de remonter l'usine en Chine", a déclaré lundi dans un communiqué la CGT de Freescale.

"Nos machines vont être remontées en l'état. Elles ne vont pas faire autre chose que des semi-conducteurs", s'est indigné un responsable du syndicat, en contestant l'"obsolescence technologique" de ces équipements, la raison invoquée par Freescale pour arrêter la production de son site de Toulouse.

La direction de l'entreprise, qui a conservé ses activités de recherche & développement, a nié pour sa part toute idée de délocalisation cachée de la production.

"Il n'y a aucun lien entre Freescale et cette entreprise", a-t-elle dit. "Nous nous sommes engagés à donner accès à nos équipements dans le cadre d'une vente, mais nous ne fournissons ni les compétences ni les recettes."

Elle fait valoir en outre qu'une partie des équipements de l'unité de production de Toulouse a été rapatriée aux Etats-Unis pour servir de pièces détachées, une autre donnée au LaaS/CNRS de Toulouse et une autre cédée à une PME locale. Le reste a été mis sur le marché.

Guillaume Serries, édité par Yann Le Guernigou

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  • nayara10 le lundi 4 fév 2013 à 20:47

    Connaissez-vous :IMPÔTS et TAXES ???...