La CGT contre un accord générant plus de flexibilité sur l'emploi

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Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a prévenu vendredi que son syndicat serait "très mobilisé dès les premiers jours de janvier pour empêcher tout accord générant plus de flexibilité dans le marché du travail", dont les partenaires sociaux doivent rediscuter les 10 et 11 janvier."Je voudrais être persuasif à l'égard du gouvernement et des parlementaires: non seulement ce ne serait pas une bonne solution pour l'emploi, mais si des velléités de déréglementation se faisaient jour, la CGT s'y opposerait avec toutes ses forces", a affirmé M. Thibault sur RMC-BFMV.Syndicats et patronat, qui ont échoué à parvenir à un accord avant la fin de l'année sur la "sécurisation de l'emploi", comme le souhaitait François Hollande, ont été appelés jeudi à la "responsabilité" par le ministère du Travail et à conclure les 10 et 11 janvier."Ca fait 25 ans qu'on nous explique qu'en précarisant, en assouplissant le code du travail, on va créer des emplois", "il n'est pas question d'accepter la théorie selon laquelle les licenciements d'aujourd'hui créent l'emploi de demain", a-t-il lancé.Selon M. Thibault, "une négociation s'est ouverte à la demande du gouvernement pour faire reculer la précarité, et le Medef nous propose à l'inverse (...) d'ajouter de nouveaux types de contrats de travail et de faciliter les licenciements".Pour le leader syndical, "le patronat s'est mobilisé pour convaincre le gouvernement". "Si j'avais un message pour 2013 aux salariés: +ne restez pas spectateurs+, il faut nous-mêmes exercer une pression pour que soient prises les bonnes décisions", a déclaré M. Thibault.Il a également affirmé "douter fortement" d'une inversion de la courbe du chômage fin 2013, objectif fixé par le président François Hollande, alors que le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de grimper depuis 19 mois."Je n'ai pas de raison de douter de l'engagement ou de l'objectif", "par contre j'ai des éléments qui me permettent de douter fortement de la perspective d'avoir un inversement de la courbe du chômage en 2013 comme le président de la République l'a affirmé", a-t-il déclaré.Pour lui, le changement promis par François Hollande "a été relégué à 2 années plus tard", ce qui engendre "surprise" et "déception" et laisse entendre que "la parole du Medef est plus influente que celle des organisations syndicales".Le numéro un de la CGT a également souligné que "la CGT avait remporté haut la main les élections dans les TPE", dont les résultats ont été publiés le 21 décembre, souhaitant que "le gouvernement ait entendu le message".

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  • jbellet le samedi 29 déc 2012 à 15:28

    pour que la france s'en sorte il n'y a qu'une solution; il faut dissoudre la CGT qui n'a toujours rien compris a l'économie

  • C177571 le vendredi 28 déc 2012 à 15:34

    cgt=4000000 de chomeurs.Je le croyais à la retraite ce bon vieux stalinien!!