La CGPME déplore la "simili menace" de Valls et réplique

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PARIS, 25 août (Reuters) - La CGPME a déploré mardi la "simili menace" de Manuel Valls envers les entreprises et rappelé le gouvernement français à ses résultats et à ses propres engagements. Dans une tribune publiée dans le quotidien Les Echos, le Premier ministre réaffirme que "l'ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause" dans le Pacte de responsabilité, qu'une partie du Parti socialiste veut réajuster. "Mais je l'ai dit au patronat : chacun doit tenir ses engagements", ajoute Manuel Valls. "Nous tenons les nôtres. Aux entreprises de tenir les leurs", poursuit-il, une allusion à la signature d'accords sur l'emploi dans les branches professionnelles. ID:nL5N10Z3O6 Confirmer l'ampleur du soutien financier aux entreprises "mérite d'être salué", déclare le président du syndicat patronal des PME, François Asselin, dans un communiqué. "Mais pourquoi diable assortir cette phrase d'une simili menace sur le respect des engagements des entreprises ?" Les chefs d'entreprise embauchent quand ils le peuvent, souligne-t-il, en ajoutant que "les derniers chiffres de la croissance laissent planer un sérieux doute sur l'avenir". L'économie française a stagné au deuxième trimestre. "Chacun a-t-il pris ses responsabilités ? La réponse est non", poursuit le dirigeant patronal à l'adresse de l'exécutif. Il ne faut pas seulement maîtriser la dépense publique comme le dit Manuel Valls mais la réduire, ajoute-t-il, en rappelant que le programme présidentiel de François Hollande prévoyait l'équilibre budgétaire en 2017 et non de seulement ramener le déficit sous 3% du produit intérieur comme prévu aujourd'hui. Quant à l'emploi, c'est le Code du travail qu'il faut réformer, ajoute François Asselin, car les accords collectifs n'amélioreront les choses que pour les grandes entreprises. "L'heure doit être à l'action. Un chef d'entreprise en capacité de le faire ne doit plus demain hésiter à embaucher", écrit-il, en ajoutant que la loi sur le dialogue social n'a "rien réglé" et "est venue alourdir considérablement les règles". Le numéro un du syndicat CFDT, Laurent Berger, a au contraire estimé mardi que Manuel Valls avait raison de mettre la pression sur les employeurs pour qu'ils appliquent leur part du Pacte de responsabilité en signant des accords sur l'emploi. ID:nL5N1100VX (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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