La CGPME appelle Hollande à entendre le Sénat sur la pénibilité

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PARIS, 6 novembre (Reuters) - La CGPME a appelé jeudi François Hollande à entendre le Sénat, qui a supprimé cette semaine le compte pénibilité instauré par la réforme des retraites et que les organisations patronales combattent ardemment. Les sénateurs ont adopté mercredi le projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises après y avoir inclus deux amendements qui abrogent le compte pénibilité et le droit d'information préalable des salariés lors d'une cession d'entreprise. A chaque fois, la droite et le centre ont voté pour et la gauche, désormais minoritaire à la Haute assemblée, contre la suppression de ces dispositions déjà inscrites dans la loi mais jugées "anxyogènes" par le Medef et la CGPME. Pour cette dernière, le Sénat a montré "qu'il n'est pas trop tard pour éviter une erreur majeure" avec le compte pénibilité. "La CGPME souhaite que le président de la République appelle l'Assemblée nationale à confirmer ces sages décisions", dit l'organisation patronale dans un communiqué. "Une économie ne peut se redresser sans ses entrepreneurs, unanimes à condamner ces mesures inapplicables, aux antipodes de la réalité entrepreneuriale", ajoute la CGPME. "Si ces mesures devaient être rétablies, la CGPME n'aurait plus d'autre choix que d'appeler les entrepreneurs à se mobiliser pour se faire entendre. L'année 2014 sera-t-elle celle où les chefs d'entreprise seront dans la rue ?" Ces amendements pourraient être supprimés à l'Assemblée, qui a le dernier mot François Hollande privilégie une politique de l'offre critiquée à gauche pour relancer l'activité, avec 41 milliards d'euros d'allègements de charges et de crédit d'impôts pour les entreprises, mais les organisations patronales déplorent un manque de cohérence. "Il y a un discours qui est bon, qui va dans le bon sens et vous avez des actes totalement inverses à ces beaux discours, ce qui rend les chefs d'entreprise extrêmement nerveux", a répété le président du Medef, Pierre Gattaz, jeudi sur RTL. "On leur met des dispositions inapplicables, le dispositif pénibilité, la loi Hamon" qui a instauré le droit d'information préalable, a-t-il dit. "On est loin du compte parce que vous voyez bien qu'il y a une incohérence flagrante." (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • M1736621 le jeudi 6 nov 2014 à 12:17

    Mais mon bon monsieur, c'est là toute la beauté de la logique socialiste : je fais de beaux discours et, en sous main, j'agis à l'inverse.