La CGC renonce à signer l'accord sur le pacte

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PARIS (Reuters) - La CFE-CGC, ulcérée par l'accord conclu la semaine dernière par la CFDT, la CFTC, FO et le patronat sur l'assurance chômage, ne signera pas celui du 5 mars sur le "pacte de responsabilité", contrairement à ce qu'elle avait annoncé, a-t-on appris lundi auprès du syndicat de l'encadrement.

La décision a été prise lors d'une réunion extraordinaire du comité directeur de la CFE-CGC et sera officialisée mardi lors d'une conférence de presse de sa présidente, Carole Couvert, a-t-on précisé de même source.

"On se moque de nous avec cet accord sur l'assurance chômage. Nous avons donc décidé de revenir sur notre décision de signer l'accord sur le pacte de responsabilité", a-t-on expliqué à Reuters.

"C'était pour nous une expression de confiance dans l'avenir et 15 jours plus tard, on nous fait un enfant dans le dos", ajoute-t-on. "Il va falloir que le patronat arrête de nous considérer comme des supplétifs."

Le relevé de conclusions sur lequel se sont accordés la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 5 mars prévoit des négociations au niveau des branches professionnelles sur les contreparties, notamment en termes d'emploi, aux baisses de charges promises aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.

Le retrait de la CFE-CGC n'empêchera pas cet accord d'entrer en vigueur car il ne s'agit que d'un relevé de conclusions qui n'a pas le même statut qu'un Accord national interprofessionnel, comme ceux sur la sécurisation de l'emploi ou la formation, lesquels nécessitent la signature d'au moins trois syndicats.

Mais il s'agit d'un revers pour François Hollande et le gouvernement, qui comptent sur le dialogue social pour la mise en oeuvre de ce pacte et son acceptation par la majorité et des électeurs qui viennent de leur infliger un camouflet au premier tour des élections municipales.

La CFE-CGC estime que l'accord conclu en fin de semaine dernière à l'issue de tractations laborieuses sur une nouvelle convention d'assurance chômage s'est essentiellement fait sur le dos de la classe moyenne et des personnels d'encadrement, qui constituent le vivier de ses mandants.

Lors de sa conférence de presse, Carole Couvert devrait aussi évoquer mardi le futur changement de nom et de statuts de l'organisation, dit-on de même source. "Nous avons pris la décision de prendre un peu de temps", explique-t-on.

L'assemblée générale qui devait se pencher sur ce nouveau nom et la révision des statuts et était prévue le 14 avril est ainsi reportée à fin juin, précise-t-on.

La CFE-CGC revendique 160.000 adhérents.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • M8637171 le lundi 24 mar 2014 à 19:20

    je ne suis pas sûr que les cadres apprécient la position de la CGC.

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