La CFDT menace de demander un gel des aides aux entreprises

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LA CFDT MENACE DE DEMANDER UN GEL DES AIDES AUX ENTREPRISES
LA CFDT MENACE DE DEMANDER UN GEL DES AIDES AUX ENTREPRISES

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CFDT menace dans le Journal du Dimanche de demander au gouvernement de suspendre les aides aux entreprises si le patronat ne remplit pas sa part du "pacte de responsabilité" d'ici la conférence sociale de début juillet.

Laurent Berger reproche de nouveau au Medef de tarder à ouvrir des négociations dans les branches sur les contreparties aux baisses de charges sociales et fiscales prévues par le pacte, notamment en matière d'emplois de jeunes.

"Le Medef dit vouloir attendre le contenu de la loi de finances rectificative de juin avant d'avancer. Donc rien n'avance", se plaint-il.

"Si rien n'a bougé avant la conférence sociale de juillet, j'en tirerai des conclusions et je demanderai au gouvernement de revenir sur sa politique de soutien aux entreprises", dit-il.

Dans une récente interview accordée à Reuters, il avait mis en cause la "loyauté" du patronat.

Dans son interview au JDD, Laurent Berger estime que le président François Hollande et son gouvernement ont aussi leur part de responsabilité dans l'augmentation du chômage (14.800 demandeurs d'emploi de catégorie A en plus en avril).

Il critique par ailleurs la proposition du ministre du Travail, François Rebsamen, de suspendre pendant trois ans l'application des seuils sociaux pour les entreprises d'au moins 10 salariés et de plus de 49 salariés.

"Ce n'est pas au ministre du Travail d'ouvrir ce dossier, comme s'il répondait à une injonction du patronat", dit-il.

"Donner le sentiment que le dialogue social dans l'entreprise empêcherait l'embauche, c'est inacceptable", ajoute le dirigeant de la CFDT. "Une discussion est prévue de longue date entre partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social. Commençons par nous entendre sur des objectifs. Ensuite, il n'y aura pas de sujet tabou."

Laurent Berger reproche enfin à François Hollande et au gouvernement de manquer de cap en matière d'impôt.

"Ce qui manque, c'est une vraie réforme fiscale", dit-il.

(Emmanuel Jarry, édité par Mathilde Gardin)

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  • m.ramano le dimanche 1 juin 2014 à 12:07

    Je propose que les syndicalistes soient les 1er virés.

  • M940878 le dimanche 1 juin 2014 à 11:18

    on devrait supprimer les subventions pour les syndicats

  • M4426670 le dimanche 1 juin 2014 à 10:38

    C'est bien le "dialogue social", monopolisé par les "syndicats" qui empêche l'embauche!!!

  • M4426670 le dimanche 1 juin 2014 à 10:36

    On pourrait, aussi, se poser des questions sur le bien fondé des "syndicats" qui ne représentent qu'eux mêmes et dont l'action pourrait mettre en doute leur qualification "auto proclamée" de "partenaires sociaux"!!

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