La cession du Printemps validée par la justice

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LA JUSTICE FRANÇAISE VALIDE LA CESSION DU PRINTEMPS
LA JUSTICE FRANÇAISE VALIDE LA CESSION DU PRINTEMPS

PARIS (Reuters) - Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a validé jeudi la cession du Printemps à des investisseurs qataris, a annoncé la direction du groupe de grands magasins.

Les représentants de l'intersyndicale, qui jugeaient opaque la procédure de cession engagée par le groupe, avaient assigné le groupe en référé début juillet pour délit d'entrave.

"Le président du tribunal de grande instance de Paris a validé sans réserve le processus d'information-consultation du Comité central d'entreprise (CCE) mis en oeuvre par la direction du Printemps dans le cadre de la cession aux nouveaux investisseurs", écrit le groupe dans un communiqué.

"Cette décision confirme donc qu'aucune irrégularité n'a été commise dans le cadre de la procédure, qui s'est déroulée conformément à la loi", ajoute-t-il.

Le juge a décidé de débouter le comité central d'entreprise de la SAS Printemps de sa demande de reprise de la procédure et a refusé de suspendre la cession comme cela lui était demandé.

Selon la direction du Printemps, la justice a déclaré "irrecevables les demandes dirigées contre la SCA Borletti Group Finance et la SA Divine Investments".

Les syndicats estimaient que le Comité central d'entreprise (CCE) n'avait pas été suffisamment informé des modalités de la cession, notamment sur l'identité de l'acquéreur, le montage financier et le montant de divers commissionnements.

Ils déploraient également l'absence d'explication sur la nouvelle stratégie de l'acquéreur, craignant des suppressions d'emploi, en particulier sur la centrale d'achat du Printemps, qui emploie environ 350 personnes.

ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE

Avec cette assignation en référé, les syndicats du groupe espéraient la reprise de la procédure de consultation des salariés, et donc une suspension de facto de la mise en oeuvre du processus de cession du groupe.

Avant de lancer cette procédure d'urgence devant le tribunal de grande instance, ils avaient saisi le procureur de la République fin mai sur les modalités du rachat du Printemps par des investisseurs qataris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 28 juin dernier à ce sujet. L'enquête a été confiée à la brigade financière.

Deutsche Bank et l'homme d'affaires italien Maurizio Borletti ont bouclé la vente du Printemps à des investisseurs qataris pour 1,75 milliard d'euros, a-t-on appris le 31 juillet auprès d'une source proche de la transaction.

Cette cession avait été annoncée en mars par Reuters.

Deutsche Bank, dont la filiale Rreef détient 70% de l'enseigne française, a confirmé la cession du Printemps à Divine Investments mais a refusé d'en commenter le prix.

Le Printemps a réalisé près de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2012 -dont la moitié dans le magasin historique du boulevard Haussmann, à Paris- et a dégagé un résultat opérationnel de 40 millions d'euros.

Le groupe emploie plus de 3.000 personnes et compte 16 grands magasins au total, auxquels s'ajoutent un pôle sport comprenant deux enseignes, Citadium et 12 Made in Sport.

Chine Labbé

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  • M5842479 le jeudi 8 aout 2013 à 19:50

    Le printemps passe sous pavillon qatarie comme le PSG et alors les tribunaux s'en foutent c'est le bisness

  • M4426670 le jeudi 8 aout 2013 à 18:15

    Enfin les juges ont mis un hola au pouvoir exorbitant des syndicats de bloquer une opération qui ne concerne que les actionnaires. Qu'ils soient quataris prouvent qu'ils sont les seuls à pouvoir envisager la reprise d'une société française. Les autres ont laché prise depuis longtemps....

  • M2280901 le jeudi 8 aout 2013 à 18:12

    un étage réservé aux burkas ?

  • M2280901 le jeudi 8 aout 2013 à 18:12

    LAMENTABLE ! les qataris ne paieront pas d'impôts suite aux accord passés

  • 66michel le jeudi 8 aout 2013 à 17:45

    Moi non plus

  • M1531771 le jeudi 8 aout 2013 à 17:38

    La fin d'une époque, le début d'une autre qui ne m'emballe pas du tout !