La CE suspend la procédure pour déficit excessif contre la France

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LA CE SUSPEND LA PROCÉDURE POUR DÉFICIT EXCESSIF CONTRE LA FRANCE
LA CE SUSPEND LA PROCÉDURE POUR DÉFICIT EXCESSIF CONTRE LA FRANCE

PARIS (Reuters) - La Commission européenne a annoncé jeudi avoir suspendu la procédure pour déficit excessif entamée contre la France et dit son intention de réévaluer la situation à l'automne, lorsqu'elle analysera les plans budgétaires du gouvernement.

L'exécutif français a dévoilé début avril des objectifs de déficit "nominaux" pour 2015, 2016 et 2017, légèrement plus ambitieux que ceux figurant dans la recommandation de la Commission, avec une trajectoire à 4% fin 2014, 3,8% en 2015, 3,3% en 2016 puis 2,7% en 2017.

La partie structurelle du déficit, hors effet de la conjoncture, passerait dans le même temps à 1,6% fin 2015, 1,1% fin 2016 et 0,6% fin 2017, soit un effort de 0,5 point par an.

Il s'agit d'un effort inférieur à celui recommandé par la Commission européenne - 0,5 point cette année puis 0,8 et 0,9 point respectivement pour 2016 et 2017 -, ce que Paris explique par la volonté de ne pas "casser" la reprise naissante.

Mais l'exécutif européen, qui a donné à Paris un nouveau délai de deux ans, jusqu'en 2017, pour ramener son déficit dans les clous du pacte de stabilité, sous 3% du PIB, se satisfait de voir l'objectif maintenu tout en demandant à la France de se montrer plus ambitieuse sur le déficit structurel.

"La Commission considère que la trajectoire de réduction du déficit public en 2015 et 2016 est en ligne avec les objectifs fixés par le Conseil en termes de déficit nominal. En revanche, l'effort budgétaire prévu reste en deçà du niveau recommandé tant pour 2015 que pour 2016", écrit la Commission dans un communiqué publié jeudi.

"La Commission invite donc la France à renforcer sa stratégie budgétaire et à détailler davantage les économies prévues pour 2016 et 2017 afin de ramener durablement son déficit public sous les 3% du PIB dans les délais fixés par le Conseil", souligne l'institution.

(Yves Clarisse, édité par Marine Pennetier)

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  • M8252219 le jeudi 2 juil 2015 à 15:05

    c.voyant Pour ne pas dépendre de la finance il ne faut pas avoir besoin de leur fric = travailler un peu plus et dépenser un peu moins.ÉQUILIBRER LES SORTIES EN FONCTION DES RENTRÉES C'EST TOUT SIMPLE .Pour les politiques c'est très compliqué, ils veulent rester sur le haut du panier et distribuent facilement notre argent pour y rester.

  • odnaz le jeudi 2 juil 2015 à 14:01

    Tous ces saltimbanques et leurs propos sont sans importance. Tous ces costumes-cravates n'existent que parce que nous les tolérons. Un jour (mais quand) les peuples décideront de reprendre leur souveraineté, et je ne donne pas cher de ces bourdons aussi inutiles que coûteux.

  • jeepinv le jeudi 2 juil 2015 à 13:51

    Ils attendent probablement que la France soit dans l'état de la Grèce pour faire appliquer les règles du jeu!

  • c.voyant le jeudi 2 juil 2015 à 13:44

    Il est exaspérant de voir un gouvernement de gauche pour qui le pire ennemi est la finance (dixit Hollande), continuer à alimenter les profits de cette même finance à tour de bras et s’endettant massivement, c’est un comble !

  • c.voyant le jeudi 2 juil 2015 à 13:40

    La dette des états est le business le plus juteux jamais exploité par le finance pour réduire les peuples à l'esclavage. Il ne faut surtout le casser , il rapporte aux rentiers de ces dettes en France 50 milliards d'Euros soit le salaire annuel de 4 millions de Français, il faut juste le maintenir au niveau à ne pas dépasser comme en Grèce!

  • mucius le jeudi 2 juil 2015 à 13:37

    La crédibilité de l'"exécutif européen" est nulle.

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