La CE surprise par les doutes de la Belgique sur la TTF

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    BRUXELLES, 25 janvier (Reuters) - La Commission européenne a 
exprimé sa surprise lundi après les déclarations du ministre 
belge des Finances évoquant un possible rejet par son pays du 
nouveau projet de taxe sur les transactions financières (TTF) 
dans la zone euro.  
    Lancé en 2012, ce projet reste freiné par de multiples 
obstacles et le nombre de pays qui le soutiennent est tombé à 
dix.  
    La Belgique, qui figure dans ce petit groupe, "ne quittera 
pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier 
que les projets de textes tels qu'ils existent aujourd'hui sont 
inacceptables, car en contradiction avec l'accord de 
gouvernement", a déclaré ce week-end dans un communiqué son 
ministre des Finances Johan Van Overtveldt. 
    Il a ajouté que la dernière version en date du projet 
risquait de pénaliser le secteur financier belge et de faire 
augmenter les coûts de financement de l'Etat. 
    "Nous n'avons en aucune façon été informés du fait que la 
Belgique pourrait se retirer de la TTF. La Belgique a joué un 
rôle de soutien fort tout au long du processus de négociation", 
a déclaré lundi une porte-parole de la Commission européenne. 
    Le commissaire aux Affaires économiques et monétaire, Pierre 
Moscovici, était l'un des promoteurs du projet à son lancement, 
lorsqu'il était ministre français des Finances.  
    Début décembre, dix pays de la zone euro (Allemagne, France, 
Italie, Autriche, Belgique, Grèce, Portugal, Slovaquie, Slovénie 
et Espagne) ont conclu un accord sur différents aspects du 
projet et sont donné jusqu'à la mi-2016 pour parvenir à un 
compromis sur les questions en suspens.   
     
 
 (Francesco Guarascio et Robert-Jan Bartunek; Marc Angrand pour 
le service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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