La CE formalise ses préoccupations sur l'Etat de droit en Pologne

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    BRUXELLES, 1er juin (Reuters) - L'exécutif européen a 
formellement exprimé mercredi son désaccord vis-à-vis de la 
conception de l'État de droit actuellement retenue en Pologne, a 
annoncé mercredi le premier vice-président de la Commission 
européenne, Frans Timmermans. 
    Après sa victoire aux élections législatives d'octobre, le 
parti de droite eurosceptique Droit et Justice (PiS) a fait 
adopter une réforme du Tribunal constitutionnel qui, selon 
l'opposition, nuit au travail des magistrats. L'Union européenne 
a exprimé sa préoccupation, évoquant des risques pour 
l'indépendance de la justice. 
    Bruxelles et Varsovie ont organisé plusieurs réunions ces 
derniers temps pour tenter d'aplanir les divergences entre la 
Commission et le parti Droit et Justice, en vain. 
    "La Commission n'a pas l'intention de s'impliquer dans un 
débat politique en Pologne. Les questions politiques en Pologne 
regardent les responsable politiques polonais", a dit Frans 
Timmermans. "Notre priorité, c'est la défense de l'État de 
droit." 
    Aucune solution n'a été trouvée entre les deux parties sur 
les questions soulevées par Bruxelles. Varsovie a deux semaines 
pour répondre aux préoccupations exprimées par la Commission 
avant que l'exécutif européen prenne une décision. 
    Le ministre polonais de la Justice, Zbigniew Ziobro, a réagi 
à ces propos, faisant part de sa "surprise" et de sa 
"tristesse". "La Commission européenne a eu l'opportunité de 
voir que le gouvernement cherchait un compromis", a-t-il dit. 
    "C'est une opinion partiale qui donne une image déformée, 
alors que la Commission est tout à fait informée de la 
situation", a-t-il ajouté. 
    Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Konrad 
Szymanski, s'est dit disposé à discuter avec la Commission 
européenne de scénarios anti-crises tout en expliquant que 
Varsovie ne pouvait accepter toutes les demandes de l'Union 
européenne sur la réforme du Tribunal constitutionnel. 
 
 (Gabriela Baczynska,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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  • fdha il y a 6 mois

    l'éxecutif européen s'est il ému du choix univoque,délibéré,precipité du gouvernement allemand,sous la vigoureuse impulsion de MERKEL de l'accueil univoque,improvisé ,unilatéral et sans aucune concertation de plus d'un million d'immigrés dont à la suite de quoi certaines personnes de sexe féminin ont su apprecier un spoir de fin d'année la courtoisie et la galanterie?