La CE dément discuter d'une prolongation de l'aide à la Grèce

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MUNICH, 21 mai (Reuters) - Les discussions entre la Grèce et ses créanciers ne portent pas sur une prolongation du plan d'aide à Athènes jusqu'à l'automne mais sur le respect de l'échéance initiale fixée à fin juin, a déclaré jeudi un haut responsable de la Commission européenne. Athènes et le "groupe de Bruxelles", qui réunit la Commission, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), poursuivent des négociations ardues sur les réformes réclamées au gouvernement d'Alexis Tsipras en échange du versement de quelque 7,2 milliards d'euros d'aide dans le cadre du plan. Le temps presse car la Grèce risque de se trouver dans l'incapacité d'honorer à la fois les prochaines échéances des prêts que lui a accordés le FMI et le paiement des traitements des fonctionnaires et des pensions de retraite. Mais le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung rapporte des propos d'un haut responsable de l'Union européenne (UE) selon lequel les pays membres de la zone euro envisagent de prolonger le plan d'aide jusqu'à la fin de l'été. Interrogé sur le sujet, Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé de l'euro, a déclaré à Reuters: "Pas au niveau de ce qu'on appelle le groupe de Bruxelles." "Le scénario privilégié vise à achever le plan d'aide en cours, qui se termine fin juin", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a tempéré, dans un entretien à Reuters, l'optimisme affiché par certains responsables grecs et a dit ne pas pouvoir exclure un défaut de l'Etat grec. Alors que son homologue grec Yanis Varoufakis a déclaré lundi qu'un accord pourrait être conclu dans les prochains jours, Wolfgang Schäuble a expliqué que les informations dont il disposait reflétaient une progression "très hésitante" des pourparlers. "Ce que je sais des discussions avec les trois institutions (CE, BCE et FMI) ne justifie pas l'optimisme qu'expriment les déclarations d'Athènes", a-t-il dit. "Il n'y a pour l'instant aucun élément concret permettant d'affirmer que nous nous sommes rapprochés d'un accord." Interrogé sur la possibilité d'un défaut d'Athènes, il a répondu: "Je ne peux rien exclure, en aucun cas." La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande devaient s'entretenir en fin de journée avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, en marge du sommet du Partenariat oriental de Riga, qui réunit l'Union européenne et plusieurs pays d'Europe orientale. (Joern Poltz, avec Michelle Martin et Gernot Heller à Berlin et Andreas Rinke à Munich, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • M5062559 le jeudi 21 mai 2015 à 18:54

    Des concessions menant à un accord avec la Grèce seraient une faute grave de la commission et des gouvernements européens. Après avoir commis une faute grave, en acceptant la Grèce dans l'euro, nos représentants ne peuvent pas persévérer dans l'erreur. Il n'y aurait plus de légitimité ni d'autorité en Europe.

  • M940878 le jeudi 21 mai 2015 à 17:24

    on va encore leur filer quelques centaines de milliards à ces fainéants

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