La CE confiante sur la reprise en zone euro, les prix inquiètent

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LA CE CONFIANTE SUR LA REPRISE EN ZONE EURO MAIS INQUIÈTE SUR LES PRIX
LA CE CONFIANTE SUR LA REPRISE EN ZONE EURO MAIS INQUIÈTE SUR LES PRIX

par John O'Donnell et Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - La reprise économique dans la zone euro va s'affirmer cette année et l'an prochain, emmenée par l'Allemagne, estime la Commission européenne qui s'attend à la persistance d'un chômage élevé et à une inflation nettement inférieure à l'objectif de la Banque centrale européenne.

Dans ses prévisions économiques d'hiver publiées mardi, l'exécutif européen relève légèrement sa prévision de croissance pour la zone euro à 1,2% cette année et 1,8% en 2015, contre 1,1% et 1,7% respectivement projetés en novembre.

La Commission s'attend à une accélération de la croissance de l'économie allemande à 1,8% cette année et 2,0% en 2015.

Contrastant avec les performances de la première économie de la zone euro, la France, comme l'Espagne, enregistrerait une croissance de 1,0% cette année et de 1,7% en 2015. L'Italie renouerait avec la croissance mais son produit intérieur brut (PIB) ne progresserait que de 0,6% en 2014 et de 1,2% en 2015.

"La reprise gagne du terrain", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, lors d'une conférence de presse.

"Le pire de la crise est peut-être derrière nous désormais", a-t-il ajouté, soulignant toutefois que la reprise était "encore modeste".

INFLATION REVUE EN BAISSE

La Commission européenne a en revanche révisé en baisse ses prévisions de hausse des prix au sein de la zone euro pour cette année comme pour l'année prochaine.

L'inflation serait de 1,0% cette année et ne devrait pas dépasser 1,3% en 2015 (contre 1,5% et 1,4% respectivement dans les prévisions d'automne), s'éloignant un peu plus de l'objectif de 2% de la BCE.

"L'inflation actuelle très basse -bien en dessous de la définition de la stabilité des prix de la BCE- pourrait exacerber le risque d'une croissance durablement sans relief si elle devait se prolonger", prévient l'exécutif communautaire.

Cette mise en garde intervient à moins de dix jours de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, soumise à des pressions d'autant plus fortes en faveur de nouvelles mesures monétaires de soutien que la zone euro est à la traîne en termes de croissance par rapport aux Etats-Unis.

L'économie américaine, dopée par des programmes massifs d'achats d'actifs que la Réserve fédérale a commencé à réduire, devrait enregistrer une croissance de l'ordre de 3% cette année.

L'amélioration de la croissance au sein de la zone euro ne sera d'ailleurs pas suffisante pour faire reculer le chômage, estime la Commission européenne qui s'attend à ce que le taux de chômage stagne à 12% de la population active cette année avant de revenir à 11,7% en 2015.

Dans plusieurs pays, elle ne permettra pas non plus d'atteindre les objectifs de réduction des déficits publics.

Si l'Allemagne devrait équilibrer ses comptes publics cette année comme en 2015, la Commission européenne s'attend à ce que le déficit public atteigne en Espagne 6,5% du PIB en 2015 à moins que Madrid ne prenne de nouvelles mesures correctrices.

La France devrait afficher un déficit public équivalent 4,0% du PIB cette année, supérieur à la moyenne de la zone euro et de l'Union européenne.

En 2015, échéance à laquelle la France s'est engagée à ramener son déficit sous la limite européenne de 3%, l'exécutif européen attend 3,9% du PIB. Cette prévision s'entend à politique inchangée, alors que le gouvernement souhaite réaliser un effort de redressement des comptes supérieur à 15 milliards d'euros.

(Marc Joanny pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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  • gmailla7 le mardi 25 fév 2014 à 16:54

    LES ELECTIONS ARRIVENT BANDES DE MENTEURS LA PLACE EST BONNE 25 MILLIONS DE CHOMEURS EN EUROPE LA VIE EST BELLE TOUT VA BIEN !!!!!!!!

  • a.guer le mardi 25 fév 2014 à 16:03

    Comment ? On réalise seulement maintenant que la politique de la BCE entièrement tournée contre l'inflation au détriment de la croissance depuis des années aurait cette conséquence ? Il serait temps de vider les idéologues actuels de la BCE pour les remplacer par des managers soucieux avant tout de la croissance de la zône Euro

  • gracques le mardi 25 fév 2014 à 15:36

    la commission promeut une politique de l'offre et de la "maitrise des couts" surtout "salariaux" et s'étonne d'une inflation nulle et de l'atonie de la croissance ! AHMA , la "croissance faible" est très consciement passée par les pertes et profits par la commission au regard des "équilibres" budgétaires enfin .... plutot du rendement de la rente .

  • mickae82 le mardi 25 fév 2014 à 15:11

    tout vient de chine et donc encore trop cherc certain qu'avec des ukrainien payés à 100 euros l'inflation sera basse .on nous prend vraiment pour des pignoufs