La cavale argentée du Pana

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C'était il y a plus de 45 ans, quand la Coupe d'Europe était uniquement ouverte aux duels entre champions. En 1971, le Panathinaïkos Athènes réalise un parcours européen homérique avant de buter sur la dernière marche contre l'Ajax Amsterdam, à Wembley. Un juste retour des choses.

Qu'on se le dise, Cristiano Ronaldo est un cœur tendre. Sur le terrain, le multiple Ballon d'or a déjà pleuré dans trois finales majeures. Celle de l'Euro 2016, où il sort sur civière avant de revenir tout sourire, celle de la C1 2008 à Moscou, où il éclate en sanglots après une séance de tirs au but interminable remportée avec MU, et celle de l'Euro 2004, où les pleurs étaient cette fois-ci associés à la défaite. Ce soir-là, le Portugal se fait chiper son Euro à domicile contre la Grèce. Oui, la Grèce. Un coup de poker réalisé par Otto Rehhagel et son groupe, qui constitue aujourd'hui l'unique jour de gloire du pays du sirtaki à l'échelle du football européen. Cette consécration place surtout une oasis au milieu d'un désert de trophées continentaux pour la nation entière. En réalité, seul un club grec est parvenu à se hisser en finale d'une Coupe d'Europe depuis la création de ces compétitions : le Panathinaïkos Athènes. Une finale perdue, mais une épopée entrée dans la légende.

Puskás, clause dorée et dessous de table


Le point de départ de ce coup d'éclat intervient en 1970 avec la signature d'un mythe vivant dans le club de la classe aisée athénienne : Ferenc Puskás. Suite à une carrière de joueur professionnel remarquable, le major galopant connaît un rodage plus foireux en tant que coach, en Espagne comme en Amérique. En clair, Puskás arrive au Panathinaïkos grâce à un CV séducteur. Dès son entrée sur le territoire, la légende raconte que le technicien, en accord avec la direction, ajoute au contrat une clause afin de chiffrer le montant d'une hypothétique qualification en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions. La cagnotte est astronomique, tant la situation semble improbable pour le club hellène, éliminé au premier tour l'édition précédente. Pourtant, Puskás va surmotiver sa nouvelle écurie. Au premier tour, les Luxembourgeois de la Jeunesse d'Esch sont laminés (2-1, 5-0). Au second tour, c'est au tour du Slovan Bratislava de passer à la casserole

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