La candidature de Royal à La Rochelle passe mal au PS

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BORDEAUX (Reuters) - La candidature imposée de Ségolène Royal à La Rochelle est un "parachutage de la honte", a déclaré mercredi le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de Charente-Maritime, Olivier Falorni, qui annonce son intention d'y résister.

Le Bureau national du PS a décidé mardi de réserver la première circonscription de La Rochelle à la présidente de la Région Poitou-Charentes, qui ambitionne de présider l'Assemblée nationale si la gauche remporte les législatives en 2012.

Cette fédération avait voté contre le fait réserver à une femme cette circonscription où le sortant, le député-maire PS de La Rochelle Maxime Bono, ne se représente pas, alors qu'Olivier Falorni avait lui aussi fait acte de candidature.

Dès que la décision des instances nationales du PS a été connue, deux élues PS se sont à leur tour déclarées candidates face à Ségolène Royal, dont l'une, Patricia Friou, avait pour suppléant Olivier Falorni.

Une primaire interne entre les trois femmes était d'ores et déjà programmée pour les 1er et 2 décembre mais le Bureau national en a décidé autrement.

"C'est une honte absolue, le parachutage de la honte. C'est une insulte pour les militants de la fédération. Nous souhaitions une primaire à la loyale, mais on découvre la primaire à la Royal", a dit à Reuters Olivier Falorni.

Ségolène Royal avait appelé mardi à l'union mais Olivier Falorni ne l'entend pas de cette oreille.

"L'esprit de renoncement m'est étranger. Je suis dans un esprit de résistance. Ce soir (mercredi-NDLR), nous avons une réunion avec des militants à la fédération et il y a parmi eux une immense colère, certains d'entre ont envie de quitter le PS", a ajouté le premier secrétaire local.

Il n'envisage pas la démission mais estime que la campagne de Ségolène Royal va se dérouler sans le soutien de la fédération, laissant aux militants le soin de décider des suites à donner.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a dit mercredi comprendre cette émotion tout en défendant le droit de la candidate à la présidentielle de 2007 d'être élue.

"C'est mal vécu, c'est sûr, je comprends", a-t-il dit sur France Info. "C'est important que si Ségolène Royal souhaite être à l'Assemblée nationale, on créé les conditions pour que ce soit le cas (...) c'est une manière de reconnaitre les combats qu'elle a menés."

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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  • ahariga1 le jeudi 24 nov 2011 à 07:39

    Les socialistes sont en train de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.On donne les bonnes places à ces amis et les avantages y attenant. La politique des copains et des coquins, comme disait l'autre

  • docteur7 le mercredi 23 nov 2011 à 14:18

    une cruche au perchoir, après avoir eu un demeuré, avec "le jeu de la vie", tout devient possible, hein Gérard ?

  • yvounet1 le mercredi 23 nov 2011 à 13:58

    c'est scandaleux nunuche à l'assemblée qui se repent à chaque minute, une idiote qui se prend pour une intelligente