La Camif vous fait essayer votre futur canapé chez un voisin

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Le site de vente de meubles lance «La Camif près de chez vous», un service de mise en relation entre acheteurs potentiels et clients qui ont déjà acheté l'objet convoité.

L'ancienne coopérative des adhérents à la MAIF, mise en liquidation en 2008, renaît depuis son rachat par Matelsom et l'arrivée de son nouveau PDG, Emmery Jacquillat. Le site d'équipement domestique affiche désormais un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros grâce à une stratégie dynamique et audacieuse. Dernière innovation en date: le lancement du service «La Camif près de chez vous» le 11 janvier dernier.

Les internautes intéressés par un produit peuvent aller le voir, le toucher et l'essayer chez l'un des 200.000 clients «ambassadeurs» de la Camif habitant près de chez eux. Pour ce faire, il suffit d'entrer son code postal sur le site Internet et l'entreprise se charge de mettre en relation les deux clients par téléphone avant qu'ils ne décident d'un rendez-vous. Les vendeurs d'un jour perçoivent un bon d'achat de 40 euros si la vente se concrétise. Seuls les canapés sont concernés pour l'instant mais, si le service fonctionne, d'autres meubles le seront bientôt.

Selon la Camif, l'impossibilité de tester l'objet et le dernier frein à l'achat de meubles en ligne. De plus, le fait de discuter non pas avec un vendeur mais avec un autre client instaure une relation de confiance. «Pour l'instant, un échange téléphonique a suffi pour informer et rassurer 80% des internautes ayant sollicité le service», explique Emmery Jacquillat.

La promotion du «made in France»

Pour ceux qui se déplacent, l'opération serait aussi vectrice de lien social, ajoute le chef d'entreprise. Une façon de recréer le lien que le numérique a tendance à casser. Les clients dits «ambassadeurs» sont souvent des instituteurs à la retraite fidèles à la Camif et réceptifs à l'aspect solidaire de la démarche. Ceux qui se renseignent, au contraire, ont un profil plus jeunes et sont parfois déjà adeptes de l'économie collaborative, actuellement en plein développement avec des champions tels que Airbnb et BlaBlaCar.

«Acheter chez nous s'inscrit dans une démarche éco-responsable», souligne le fondateur de Matelsom. Le service ne concerne que les canapés fabriqués en France, qui représentent 70% du chiffre d'affaires de la Camif. Le client peut regarder où sera fabriqué son produit et le choisir en fonction de son lieu d'origine. Un engagement écologique mais également social: l'entreprise s'engage à ce que la production des meubles contribue à l'insertion professionnelle de personnes éloignées de l'emploi.

C'est dans cet esprit qu'a lieu le «Tour du Made in France» depuis deux ans. Chaque année, la Camif fait se rencontrer les clients, les ouvriers et les collaborateurs de l'entreprise pendant des journées de visites d'usines et d'ateliers créatifs. En 2014, l'un de ces ateliers collaboratifs avait abouti à l'invention du bureau connecté Cinlou, aujourd'hui en vente sur le site. «Cette année, 70% de nos salariés et 250 clients ont participé à ces étapes», raconte Emery Jacquillat.

L'entrepreneur, qui affirmait récemment à Challenges vouloir supplanter Ikea d'ici 25 ans, est tout de même encore loin du géant suédois et son chiffre d'affaires à 31 milliards de dollars. Il n'est pas non plus le seul à innover dans le domaine de la vente en ligne. Ikea avait organisé sa propre opération l'année dernière en proposant des solutions de rangement et un bon d'achat de 500 euros aux cinq gagnants d'un concours lancé sur les réseaux sociaux.

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