La caisse de retraite complémentaire des cadres pourrait disparaître

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Les négociations s'ouvriront d'ici au printemps 2015. En jeu, une fusion des caisses de retraite Agirc et Arrco.

Reculer pour mieux sauter... C'est le prochain gros dossier de discorde entre syndicats et patronat. Une négociation douloureuse devait s'ouvrir fin novembre pour tenter de redresser les régimes de retraite complémentaire Agirc (cadres) et Arrco (salariés et cadres). Mais les partenaires sociaux, qui gèrent ces caisses, ont décidé il y a deux semaines de laisser passer l'hiver et de ne pas s'atteler à la tâche avant le premier trimestre 2015.

Officiellement, la discussion a été retardée afin d'étudier plus à fond les différents outils à disposition pour redresser financièrement les régimes. Officieusement, l'objectif est de laisser passer le congrès de FO, prévu début février, et donner ainsi plus de latitude au syndicat contestataire - qui n'aurait signé aucun accord avant - dans la négociation à venir. Les dernières mesures pour redresser les finances des régimes, notamment un gel partiel des pensions, datent de 2013 et étaient valables deux ans.

Les caisses se vident

Nul n'est donc pressé de rouvrir le dossier explosif de l'Agirc-Arrco. Mais le temps est compté. Si rien n'est fait, le régime des cadres aura épuisé ses réserves en 2018, à force de creuser ses déficits. Celui des salariés a un peu plus de temps: les sommes dans ses coffres lui permettront de tenir jusqu'en 2027. À moins que les caisses ne se vident plus vite. Sans réserve, les deux régimes risquent la banqueroute, car ils ne peuvent pas emprunter pour payer leurs pensions.

De fait, la situation difficile des régimes appelle des décisions douloureuses. «Et ce n'est pas parti pour s'améliorer, observe Jean-Louis Deroussen, administrateur CFTC à l'Agirc-Arrco. Les prévisions de croissance sont trop faibles pour relancer l'emploi et donc les cotisations retraites.» Le Medef milite pour repousser à 65 ans l'âge auquel un salarié ou un cadre peut bénéficier d'une pension complémentaire pleine et entière. Les syndicats ne veulent pas en entendre parler. Pour la CGT, il faut tout simplement aligner, en neuf ans, les salaires des femmes sur ceux des hommes pour combler les déficits. FO veut pour sa part augmenter les cotisations. «Repousser de six mois la revalorisation annuelle des pensions complémentaires pour l'aligner sur celle du régime général, qui survient désormais en octobre, permettrait d'économiser 1 milliard», note pour sa part Serge Lavagna à la CFE-CGC, le syndicat de l'encadrement.

Une proposition à forte portée symbolique devrait focaliser une partie des débats: la disparition du régime des cadres, par fusion avec le régime des salariés. Une vieille revendication de la CFDT. «Il n'y a pas trente-six solutions: soit on fusionne, ce qui renforce la solidarité du système en faveur des cadres, soit on demande à ces derniers de payer tout le prix du redressement financier», confirme un responsable syndical. Et encore: des mesures douloureuses ne permettraient peut-être même pas d'équilibrer les comptes à temps. Toutefois, la disparition de l'Agirc ne permettrait que de gagner quelques années de répit sans résoudre le problème de fond: les cotisations ne suffisent plus à payer les pensions.

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  • M7361806 le mercredi 26 nov 2014 à 16:37

    SUPER , les petites retraites de l'ARCO vont payer ! Elles payent deja pour ceux d'EDF et la poste

  • M4563277 le mardi 25 nov 2014 à 19:44

    Mais Poulun2 quelles frustrations avez vous eu pendant votre vie active chez Peugeot pour être à ce point aigri ?

  • fquiroga le mardi 25 nov 2014 à 16:34

    Pas de problème pour celle des fonctionnaires et politiciens.... Le peuple paie.

  • f5gbi le vendredi 21 nov 2014 à 15:13

    Avant 1946 le système des retraites était par capitalisation, De Gaulle l'a remplacé par le système par répartition pour éviter la banqueroute.

  • bsdm le jeudi 20 nov 2014 à 16:37

    Non yoko ,dans la capi on épargne pour soi-même pas pour les autres!

  • yoko12 le lundi 17 nov 2014 à 13:19

    répartition..? capitalisation..? faux débat: dans tous les systèmes, ceux qui ne sont plus actifs vivent du travail de ceux qui sont encore actifs.dans tous les cas, le rapport actifs/inactifs est toujours pertinent.

  • j.sallio le vendredi 14 nov 2014 à 15:06

    Autrefois les petites entreprises étaient le poumons de la France, aujourd'hui les grandes surfaces ont asphyxié L'économie en rassemblant un marché entre les mains d'un petits groupes d'investisseurs, régnant d'une main de fer sur le marché économique français. autrefois les agriculteurs considéraient les grandes surfaces comme une bénédiction, aujourd'hui elles sont leurs bourreaux.

  • j.sallio le vendredi 14 nov 2014 à 15:02

    Il faut créer un système d'union de cotisants sur des projets d'intérêt public, tel que créer dans l'avenir des services à la personne dans une structure de gestion des personnes âgées. Il faut lancer des projets modérateurs et Qui auront un intérêt pour la population.

  • M3625654 le vendredi 14 nov 2014 à 14:58

    je complète mon post : ....Contrairement à ce qu’on dit, la capitalisation c’est pas « sale ». Je pense d’ailleurs que cela correspondrait aussi à l’ordre naturel des choses : l’enfance et la jeunesse (éducation-formation) doivent être financés par la collectivité ( en fait ceux qui sont dans la vie active) et la vieillesse doit vivre des « rentes » qu’elle a pu constituer durant sa vie active et non être à la charge de la génération active.

  • M3625654 le vendredi 14 nov 2014 à 14:56

    je complète mon post précédent : ...ces « actions » - et cela serait un changement fondamental -seraient transmissibles par héritage. Les générations à venir n’auraient pas à tout recommencer à zéro car aujourd’hui , quand vous dcd, tout disparaît avec vous !